Dossier: les religions Bachelorarbeit

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Dossier: les religions Bachelorarbeit
spectrum
DEIN MAGAZIN AN DER UNI FREIBURG / TON MAGAZINE À L’UNI DE FRIBOURG
# 3/2013 MAI
Bachelorarbeit
Sind manche Studierende benachteiligt?
Dossier: les religions
Quelle place prend la religion dans notre
monde multiculturel et globalisé?
EDITORIAL
La religion aujourd’hui: des croyances à la carte?
Q
Audrey Molliet
ue ce soit avec la venue du Dalaï-Lama en
terre Helvétique (lire p.17) ou avec le
débat sur le mariage homosexuel, les religions et les croyances de chacun sont revenues sur
le devant de la scène. Spectrum a donc profité des
évènements récents pour vous mijoter, chers
lecteurs, un dossier de son cru autour du thème
des religions.
L’Université est une place laïque, malgré l’importance que prend la théologie à Fribourg.
Aujourd’hui, des étudiants de tous horizons et de
toutes confessions se côtoient sur les bancs des
auditoires de l’Alma Mater. L’équipe de rédaction
en a interrogé quelques uns pour connaître leurs
intimes convictions (micro-trottoir pp. 10-11). Si,
dans notre Europe moderne et globalisée, les
grandes institutions religieuses tendent à perdre
en
popularité, un nouveau phénomène est en
marche: la religiosité «à la carte». Trois personnalités du domaine religieux font la lumière sur
cette nouvelle tendance en pages 12 et 13.
Dans un registre plus lyrique, Spectrum clôt sa
série sur les contes et légendes fribourgeois avec le
mythique dragon du Gottéron. Cette légende récente
devenue un phénomène sportif et populaire est à
retrouver en page 23.
Cette édition est pour moi la dernière que j’effectuerai en tant que rédactrice en chef de votre
magazine. Après avoir repris la place de ma
prédécesseure, Julie Rudaz, il y a un an et demi, il est
temps de passer le flambeau à mon tour. C’est avec
nostalgie, mais en toute confiance, que je remettrai
ma clé du «Bureau» à ma successeure Lise-Marie
Piller. Forte d’une longue expérience au sein de
notre magazine, elle semble être parfaite pour le rôle
de chef de la rédaction. Au nom de toute l’équipe de
Spectrum, je lui souhaite beaucoup de plaisir à la
tête du magazine... Comme j’aime avoir le dernier
mot, vous pourrez retrouver mon «mot de la fin» en
dernière page de votre magazine!
Bonne lecture et n’oubliez pas de visiter notre site
internet www.students.unifr.ch/spectrum qui sera
actif tout l’été!
INHALT / SOMMAIRE
Unileben: Sind manche Studierende beim
Schreiben der Bachelorarbeit benachteiligt? / 8-9
Gesellschaft: Alle, die zwischen 1980 und 2000
geboren sind, gelten als faul und schlau. Was die
Generation Y sonst noch auszeichnet. / 14-15
Dossier: Retrouvez nos articles sur les religions
et les croyances / 6, 10-11, 12-13, 17, 29
Culture: Spectrum détaille le programme de la
Nuit des Musées et s’est rendu sur le plateau de
tournage de Pause, un film suisse / 4-5
Das Soussol: Besuch eines Freiburger In-Lokals,
das nicht nur im Untergrund weilt. / 24-25
Kultur: Der Kurzfilm boomt. Eine tolle “Shorts”Auswahl wird demnächst im Centre Fries vorgeführt. / 16, 21
Vie universitaire: l’AIESEC est bien présente sur
le campus fribourgeois, késako? / 20
Politique universitaire: Spectrum fait le point sur
les bourses d’études avec l’UNES et l’AGEF / 27
2
spectrum
6/2009
3/2013
DECEMBRE
MAI
Agenda Mai/Juni 2013
Freitag/ Vendredi 22.03. Donnerstag/ Jeudi 30.06.2013
Street Photography
Blicke, Passanten - Des regards, des passants
MAHF/ Mon. closed/ 5.- (stud.)
Freitag/ Vendredi 03.05. Samstag/ Samedi 04.05.2013
Festival FriAir
Centre Fries/ div./ 15.-, Festivalpass/Deux jours 25.-
Montag/ Lundi 06.05.2013
Europatag 2013
Festvortrag von Bundesrat Didier Burkhalter
Pérolles 2, Auditorium Joseph Deiss/ 18h
Dienstag/ Mardi 07.05.2013
Islam in der Schweiz: Zwischen Assimilation und
Parallelgesellschaft - Podiumsdiskussion
Miséricorde, Auditorium B/ 17h15
Mittwoch/ Mercredi 08.05.2013
Naturally 7 (USA)
BB Events, Hotel Murten/ 20h30/ 48.Ping Pong Night
Fri-Son/ 21h/ free
Ciné-Club
08.05.2013 Marina Abramovic: The Artist is Present
15.05.2013 The Trouble with Harry
22.05.2013 La solitudine dei numeri primi (inkl./incl.
Apéro)
29.05.2013 On connaît la chanson (FREE)
Kinosaal- salle de Cinéma Miséricorde/ 19h30/
10.-, 8.- (red.)
Mittwoch/ Mercredi 15.05.2013
Patent Ochsner (CH)
Fri-Son/ 19h/ 38.Kurzfilmfestival – Festival de courts métrages
Academy Shorts
Centre Fries
Marvin (CH, FR)
Le Soussol/ 21h/ free
Donnerstag/ Jeudi 16.05.2013
UNIMIX-Party
Fri-Son/ 21h/ free
Donnerstag/ Jeudi 23.05. Samstag/ Samedi 25.05.2013
Bad Bonn Kilbi
Bad Bonn/ div./ ab-dès 73.-, Festivalpass/Pass
trois jours 170.-
Freitag/ Vendredi 24.05. Samstag/ Samedi 25.05.2013
International Piano Series: Benjamin Gorsvenor
Aula Magna (Miséricorde)/ 19h30/ 25.- (< 25 yrs.)
Gypsy sound presents: Ziveli Orkestar (FR)
Nouveau Monde/ doors 21h - Gig 22h30/ 15.-
Samstag/ Samedi 25.05.2013
Nacht der Museen Freiburg/ La Nuit des Musées
City of Fribourg, ab-dès 18h/ 20.- (> 16 yrs.)
Ursus&Nadeschkin: Sechsminuten
Podium Düdingen/ 20h/ ab-dès 35.-
Sonntag/ Dimanche 26.05.2013
Radio Fribourg Sunday Night Jam
La Spirale/ 19h/ free
Mittwoch/ Mercredi 29.05.2013
Megadeth (US)
Fri-Son/ 19h/ 48.-
Noch mehr Veranstaltungen
auf unserer Facebook-Seite!
/ spectrumunifr
Encore plus d’événements
sur notre page Facebook!
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spectrum
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CULTURE
«Dépoussiérer l’image faussée
des musées éteints et inactifs»
Le 25 mai prochain aura lieu la désormais connue Nuit des Musées. La 5e
édition promet d’être surprenante voire spectaculaire. Explication et
présentation de cette Nuit pas comme les autres avec Véronique Monney.
PAR MATTHIEU CORPATAUX
P
etite à petit, elle s’est installée
dans
le
paysage
culturel
fribourgeois, jusqu’à devenir un
évènement quasi-incontournable. La
Nuit des Musées, lancée sur une idée de
l’ancien directeur de Fribourg Tourisme
Nicolas Zapf, fut réellement instaurée en
2009 et verra le samedi 25 mai prochain
sa 5e édition. Véronique Monney, coresponsable de l’organisation et de la
promotion, se souvient : «Nicolas Zapf
avait amorcé une collaboration entre les
musées de la ville par la création d’une
brochure publicitaire. En poussant le
concept plus loin, il a eu l’idée de la Nuit
des Musées!»
Spectrum: Véronique Monney, qu’estce que la Nuit des Musées?
Véronique Monney: Durant une soirée,
de 18 heures à minuit, dix-sept institutions ou musées de la région de Fribourg
(jusqu’à Granges-Paccots et Tavel)
ouvrent leurs portes et organisent en
leur sein des animations qui, à coup sûr,
étonneront les visiteurs. C’est l’occasion
de visiter plusieurs musées pour le prix
d’une seule entrée et aussi de dépoussiérer les vieux clichés sur les musées
éteints, inactifs, monotones: vous
verrez que ceux-ci bougent, qu’il y a
énormément d’animations. Il faut les
montrer tels qu’ils sont vraiment!
S.: Les musées et institutions sont
libres d’organiser ce qu’ils souhaitent?
VM: Absolument. La seule condition est
de respecter le thème commun à cette
année qui est «l’illusion». Après, chacun
crée ce qu’il a envie de faire partager. Par
exemple, cette année, le département de
Physique de l’Université de Fribourg est
notre invité avec une animation laser qui
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Le jardin botanique participe aussi à la Nuit des Musées / © NDM
risque d’en épater plus d’un. Chaque
institution doit également proposer un
buffet, il se peut que cette année, les
grillades d’insectes ou le risotto aux
herbes du jardin botanique soient à nouveau au rendez-vous.
S.: À qui s’adresse la Nuit des Musées?
VM: Au grand public. Tout le monde y
trouve son compte! Les familles évidemment –plusieurs animations sont
réservées aux enfants– mais aussi les
passionnés, les curieux. Y compris les
germanophones, car c’est un évènement
bilingue. Attention, c’est une soirée qui
se prépare, s’organise. Le public a tout
intérêt à savoir ce qu’il veut voir et visiter avant le commencement de la soirée,
au risque d’être déçu de ne pas avoir tout
pu faire.
S.: Les étudiants peuvent-ils y
participer?
VM: Bien évidemment! Outre le
département de physique, le musée
Bible+Orient à Miséricorde et la BCU
seront présents. Nul doute que les étudiants seront intéressés à découvrir les
musées qu’ils n’ont pas l’occasion de
visiter le reste de l’année. De plus, un
«after» au Sous-sol prolongera la soirée
jusqu’à 3h du matin.
S.: Comment se déroule l’organisation?
VM: Quatre cents personnes, dont une
trentaine de bénévoles garantissent le
bon déroulement de la soirée. Les TPF
assurent gratuitement tous les transports entre les différents musées. Le
masque de Zorro jaune, qui fait office de
billet, est un laisser-passer pour tous les
musées.
S.: Y a-t-il l’une ou l’autre des animations à ne pas rater?
VM: Oui! La collection d’Edouard
Wassmer, collectionneur privé, créateur
du musée suisse de la machine à coudre
et des objets insolites. Je me souviens
qu’il nous parlait de sa passion: il était
tellement étonnant, on le sentait vibrer
pour ce qu’il faisait, j’en avais les larmes
aux yeux. Ou alors cet archiviste qui s’était déguisé et qui jouait de la musique au
milieu des Archives de la ville… Vous
savez, on ne sait jamais à l’avance ce qu’il
peut se passer...
CULTURE
«Pause», un film 100% suisse
Le film «Pause» marquera la scène suisse en 2014. Pour la protagoniste Julia
Faure c’est une première: l’actrice française n’avait jamais joué sur une pellicule «made in Suisse». Spectrum est allé à Lausanne pour suivre le tournage
et interviewer la jeune artiste. Par Tania binsacca et viola martinelli
«
Silence… ça tourne!» Voilà la formule magique qui marque la fin de
la réalité quotidienne et le début
du monde virtuel du cinéma. Sur le
plateau lausannois du film «Pause», Julia
Faure et Baptiste Gilliéron jouent deux
amoureux dans une vieille voiture bleue.
Sous la direction du metteur en scène
suisse Matthias Urfer, toute la troupe se
démène dans une froide journée de mars,
afin d’offrir aux acteurs les meilleures
conditions possibles. Même si la pluie
arrive à compliquer le tournage, personne ne se décourage: on va respecter le
plan de la journée!
Une pause entre Chiasso et Lausanne
La trame du film se déroule autour de
deux protagonistes principaux: Julia
(Julia Faure), brillante juriste, et son
copain Sami (Baptiste Gilliéron), jeune
musicien et télévendeur en intérim.
Tout à coup, la jeune fille décide de quitter son petit ami après quatre ans de
relation pour lui faire comprendre son
besoin d’engagement. Cette pause ne va
pas décourager Sami: conseillé par son
ami Fernand (Andrè Wilms), il prouvera
à Julia qu’elle est la femme de sa vie. Le
tournage du film est réalisé entre deux
cantons suisses: le Tessin et Vaud. En
effet, dans le film, Sami est lausannois
mais il fait une tournée musicale au
Tessin. Le tournage a ainsi eu lieu pendant une semaine à Chiasso et à Stabio,
avant de continuer à Lausanne.
Une pause qui dure depuis 6 ans
Toutes les scènes du film ont été
tournées entre le 18 février et le 30 mars
2013. Mais l’histoire de «Pause» est plus
longue: le développement du scénario a
commencé à l’ÉCAL (École Cantonale
d’Art de Lausanne), lors du Master en
scénario de Matthias Urfer. Il s’est
ensuite poursuivi chez Box Productions
en 2007. Jusqu’au début de la production
en 2012, la question principale était la
recherche de fonds pour le projet.
«Pause» est notamment soutenu par
deux investisseurs: l’Office fédéral de la
culture et la Radiotelevisione Svizzera
Italiana.
La
concrétisation
du
financement a donné un vrai coup d’accélérateur à la réalisation du film. La
productrice de Box Productions, Élodie
Brunner, estime que le film sera terminé
en octobre 2013 et, qu'à partir du printemps 2014, il sera dans les salles des
cinémas suisses. Il ne reste plus qu’à
attendre pour suivre la romance de Julia
et Sami.
Tête-à-tête avec Julia Faure
Y a-t-il des similitudes entre le
personnage que vous jouez dans le
film et la vraie Julia Faure?
Oui, il y en a toujours. J’ai l'impression que tous les personnages en ont.
Par contre, mon rôle n'a pas du tout
été écrit en fonction de moi.
Quel rapport avez-vous avec vos
collègues sur le plateau?
Je m'entends très bien avec Baptiste
Gilliéron, qui est un super partenaire.
On aime bien travailler de la même
façon, avec légèreté. J’ai un très bon
rapport aussi avec le metteur en
scène Matthias Urfer, qui est très
enthousiaste. Il nous communique
beaucoup d'énergie.
Avec le film «Camille Redouble»,
vous avez été nominée pour les
Césars français 2013. Qu’est-ce que
cette nomination a signifié pour
vous?
Certainement un grand encouragement de la part de mes pairs mais
aussi de l'espoir de rencontres à venir
que je n'aurais pas forcément faites
sans cette nomination. Je n’ai pas
gagné, mais la joie d'être nominée a
pris le dessus. /TB & VM
ANNONCE
GLOSSE/KOMMENTAR
Die Ware „Dalai-Lama“
Der Dalai-Lama in Freiburg! Schnell steht fest: Da
muss ich hin. Der Film Sieben Jahre in Tibet reicht
aus, um mich in Ekstase zu versetzen. Sonst weiss ich
nichts über den Dalai-Lama, und mein spärliches
Wissen über den Buddhismus stammt noch aus der
Schule.
Meine Eintrittskarte kostet so viel wie eine halbe
Monatsmiete und ich frage mich, ob das nicht den
Sinn der Veranstaltung untergräbt. Der Dalai-Lama
wirbt schliesslich für die Abkehr vom Materialismus
hin zum Spirituellen. Immerhin sollen die Einnahmen
Hilfsprojekten zugutekommen und ich beschliesse,
das zu glauben. Von meinem Sitzplatz aus kann ich
gerade so erkennen, dass vorne auf der Bühne jemand
sitzt. Ob es wirklich der Dalai-Lama ist, kann ich
nicht sagen. Auch verstehen kann ich zunächst nichts.
Denn der Dalai-Lama spricht nahezu ausschliesslich
Tibetisch zu uns. Dass das eine gute Entscheidung ist,
merke ich, als seine Heiligkeit drei Sätze in gebrochenem Englisch spricht und in ein ratloses Publikum
blickt. Wir scheinen uns einig: Dann lieber Tibetisch.
Wenn er also im Schneidersitz gestenreich buddhis-
tische Texte rezitiert, wirkt es eher wie eine nette VON MARLENE
Plauderstunde. Und so redet seine Heiligkeit von TOPKA
Glück und Meditation, von religiöser Ethik und sich
selbst. Ich verstehe kein Wort. Anfangs zweifle ich
noch an mir. Später vermute ich, dass hinter den recht
oberflächlichen Floskeln vielleicht kein tieferer Sinn
zu finden ist. Schliesslich rede ich mir ein, dass es hier
um den Gesamteindruck geht, und klatsche und lache
mit dem Publikum einfach mit. Die abschliessende
Fragerunde besteht aus vielen persönlichen und politischen Annäherungsversuchen. Doch der Dalai-Lama
wirkt nett und routiniert und schmettert alle Anfragen einfach ab: „Next question.“ Und genau diese
Souveränität verstört. Man möchte glauben, dass hier
ein einfacher buddhistischer Mönch sitzt. Aber es
fällt schwer. Das religiöse Oberhaupt Tibets wirkt bei
der ganzen Veranstaltung vielmehr wie ein Popstar.
Inspiration habe ich mir erhofft – und wurde enttäuscht. Denn jetzt weiss ich: Es war Brad Pitt und
nicht der Dalai-Lama, was mir an Sieben Jahre in
Tibet gefiel. Das Dalai-Lama-T-Shirt kaufe ich aber
trotzdem.
Für Glasnost und freie Wahlen in der Unipolitik
Entscheidend für die gesellschaftlichen Umbrüche
von 1968 war die Politisierung der Hochschulstudierenden, die sich nicht zuletzt uniintern langfristige
Mitspracherechte sicherten. So sind hier in Freiburg
die Studierenden an den Entscheidungen in Universitätspolitik und Lehre beteiligt. Aktuell steckt die
hiesige Studierendenpolitik aber in der Krise. Für das
unipolitische Engagement lässt sich kaum mehr
motivieren und selbst die AGEF lässt durchblicken,
dass sie von den Studierenden kaum wahrgenommen
wird. Was kann man gegen diese Entwicklung tun?
Einen möglichen Weg zeigt die Uni Bern, welche
diesen März allgemeine Wahlen zum Studierendenparlament durchgeführt hat. Per E-Voting konnten
die Studierenden ihre Vertreter/-innen aus Listen
wählen, die meist auf politischen Parteien wie Sozialdemokraten, Grüne, Grünliberale oder Jungfreisinnige
basierten. Bei weiterhin starkem rotgrünen Einschlag
zählten die Mitte und eine christliche Gruppierung zu
den Wahlgewinnern. Womöglich wünschen die Studierenden eine stärkere Balance zwischen studentischem Idealismus und kleinen, praktischen Schritten
der Unipolitik.
Dagegen weiss in Freiburg kaum jemand von der
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Existenz des hiesigen Studierendenparlaments, dem VON NIKLAS
ZIMMERMANN
Studierendenrat (SR).
Noch schlechter ist es um Transparenz und demokratische Legitimation bestellt. Anstelle allgemeiner
Wahlen werden in einem ständestaatlich-korporatistisch anmutenden System die SR-Sitze den Fachschaften zugeteilt. Zudem gibt nicht mal die AGEFWebsite die Namen der Ratsmitglieder preis und man
erfährt auch kaum etwas über die Vorgänge im SR.
Schade, denn womöglich leistet der SR glänzende Arbeit, nur erfährt kein Mensch davon.
Zur allgemeinen Belebung der Freiburger Unipolitik
wäre ein Systemwechsel hin zu einem direkt von den
Studierenden gewählten Studierendenparlament zu
prüfen. Die Wahlen lassen sich gut als Event aufbereiten, was auch für die AGEF eine Chance zur Profilierung bietet. Auch die damit verbundene Politisierung
hat ihre Vorteile. So weiss man, für was die Studierendenvertreter stehen, und ein gesundes Mass an
Emotionalisierung schadet der Unipolitik gewiss
nicht.
WIE STUDIERT ES SICH ...
...in Tiflis, Georgien?
INTERVIEW VON ADRIEN WOEFFRAY
L
oukas Kimeritze ist Bachelorstudent im zweiten Semester in
Rechtswissenschaften an der Universität Freiburg. Der 20-jährige Georgier studierte ein Jahr an der Ivane
Javakhishvili Universität in Tiflis, bevor
ihn sein Weg im Herbst 2012 nach Freiburg führte. Gegenüber Spectrum
erzählt Loukas, der den Bachelor in Freiburg abschliessen möchte, wieso er genau hierher gekommen ist, wie er sich
eingelebt hat und welche markanten Unterschiede es zwischen Schweizern und
Georgiern gibt.
Loukas, wieso hast du dich nach
deinem einjährigen Studium an der
Staatsuniversität von Tiflis für
Freiburg entschieden?
Ich habe ein Jahr an der Ivane Javakhishvili Universität studiert, doch durch die
fehlende Professionalität verschwand
meine Motivation relativ schnell. Deshalb habe ich mein Studium abgebrochen
und ein Jahr intensiv Deutsch gelernt,
um mich auf Freiburg vorzubereiten. Mir
ging es nämlich hauptsächlich darum,
mein Jus-Studium auf Deutsch zu absolvieren. Ausserdem wollte ich auch
Französisch lernen. Also habe ich mich
auf die Suche nach einem passenden
Standort gemacht und schnell hat sich
Freiburg herauskristallisiert. Zudem eilt
Freiburg der Ruf eines exzellenten JusStudiengangs weit voraus!
Welches sind die grössten
Unterschiede zwischen deinem
Studium in Tiflis und demjenigen in
Freiburg?
Ich möchte die Bildungssysteme der beiden Länder gar nicht miteinander vergleichen, da die Unterschiede zu krass
sind. In Freiburg ist alles viel professioneller. Die Infrastruktur, die Professoren – aber auch die Studierenden! Das
Verhalten der Professoren gegenüber
Studierenden und umgekehrt erscheint
mir viel erwachsener. Dies liegt aber sicher auch am Alter der Studenten. [In
Georgien beginnt man das Studium an
Loukas Kimeritze aus Georgien.
Foto: Tobias Reidy
der Universität normalerweise mit 18
Jahren, A. d. A.] All dies ist in Freiburg
so motivierend und kreiert eine
angenehme Atmosphäre, in welcher das
Studium mehr als nur Studium wird!
Dort fanden viele Vorlesungen am gleichen Tag zur gleichen Uhrzeit statt.
wortung stark überlegen. Auch neben
dem Studium. Hier kenne ich fast niemanden, der neben der Uni nicht auch
noch arbeitet, um wenigstens einen
finanziellen Anteil am Studium beizusteuern. In Georgien ist auch das weniger
der Fall.
Inwiefern unterscheiden sich die
Freiburger Studierenden von jenen aus
Tiflis?
Was gefällt dir besonders an deiner
neuen Wahlheimat?
Freiburg ist eine schöne Stadt mit offenen und unkomplizierten Menschen. Die
Stadt trägt auch indirekt dazu bei, dass
ein Umfeld entsteht, in welchem man
sich gut konzentrieren und lernen kann.
Ich wohne in einem Studentenheim in
der Altstadt und fühle mich jeden Morgen, als ob ich im Mittelalter aufwachen
würde, mit all dieser gut erhaltenen
Architektur und den vielen Grünflächen.
Die Studierenden hier wissen, was sie
wollen, und haben auch den Ehrgeiz, das
Studium durchzuziehen. In Georgien
fängt das Problem schon bei der Studienwahl an. Vielen Studierenden ist es
nicht so wichtig, was sie studieren. Aber
man merkt auch dort einen grossen
Unterschied zwischen Studierenden aus
gut situierten Familien und solchen, die
aus ärmeren Verhältnissen stammen.
Letztere sind wissbegieriger und erpicht
darauf, dass es ihren Kindern eines Tages besser gehen wird als ihnen.
Ist Georgien so ein armes Land?
Nein, ganz so arm ist es dann doch wieder nicht, aber die Schere zwischen arm
und reich ist einfach extrem gross. Um
nochmals auf die vorhergehende Frage
zurückzukommen: Schweizer Studierende sind den georgischen in der Einstellung zum Studium und der Eigenverant-
Könntest du dir vorstellen, in Freiburg
sesshaft zu werden?
Ich möchte noch viele kulturelle Erfahrungen sammeln, reisen. Deshalb kann
ich mir allgemein nicht vorstellen, irgendwo auf der Welt über lange Zeit zu
bleiben. Aber wenn ich mich entscheiden
müsste, wäre Freiburg eine gute Option.
Ich fühle mich nämlich schon jetzt wie
zu Hause.
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UNIPOLITIK
Vünfzigtausend und mehr f
Der VSS… – Der wer? – Der Verband der Schweizer Studierendenschaften – Noch
sind Mitglied der AGEF. Die AGEF ist Mitglied im VSS. In indirekter Weise bist
VON MARC MICHA
D
er VSS in 200 Worten: Er vertritt auf eidgenössischer Ebe ne die Studierenden schaften
von Fachhochschulen, Pädagogischen
Hochschulen und Uni ver si täten. Als
nationa le Vertretung der Stu dieren den schaf ten ist der VSS Mitglied bei
der Euro pean Students’ Union (ESU).
Der VSS ist also (inter-)national das
für die AGEF, was die AGEF in Frei burg für die Fachschaften ist: eine
Reprä sentation der Interessen von
klei ne ren Organen auf einer höheren
Ebene. Neben der AGEF gibt es elf
weitere Sek tionen, unter anderem von
den Universitäten Bern, Basel und
Lausanne. Die Stu die ren denschaften
der Universitäten Genf und St. Gallen
sind nicht Mitglied.
Ein wichtiges Projekt des VSS ist die
Stipendieninitiative. Auf seiner Ho me page (www.vss-unes.ch) er klärt
der VSS: „Die Schweiz braucht ein
Stipendiensystem, das allen Bürger Innen prinzipiell eine Ausbil dung
ermög licht. Kan to nale Ausbildungs bei hil fen werden schweiz weit nach
un ein heitlichen Ver gabe kriterien und
mit unter schiedlichen Beitragsgrös sen ver ge ben.“ Ziel sei eine Har mo nisierung des Sti pen dien wesens, da mit Schwei zer Stu die ren de Ausbil dungs bei träge er halten können, die
ihnen einen minimalen Lebens stan d ard ga ran tieren. Im Februar 2012 wur de die Stipen dien initia tive bei der
Bun de skanzlei eingereicht. Mitte Feb ruar 2013 leg te Bundesrat Alain Ber set
einen indirekten Gegenvor schlag vor.
Am 10. April 2013 folgte der Ergeb nis be richt des Bundes rats. Der VSS
zeigte sich enttäuscht über diesen
Bericht. Damit steigt die Wahrschein lichkeit einer Abstim mungs kam pag ne. Manu e la Hu gen tob ler vom VSS
erklärt gegenüber Spectrum, dass man
eine Abstimmung frühestens in der
zweiten Hälfte von 2014 er warte.
Der Fast-Ausstieg der AGEF im
Herbst 2012
Um die Mitgliedschaft im VSS
aufrechtzuerhalten, muss die AGEF
jedes Jahr einen Mit glieds beitrag leisten. Die Höhe des Beitrags für das
Jahr 2013 sollte 48‘977 Franken betra-
Die Vorteile des VSS
• Die (inter)nationale Vertretung
• Die Stipendieninitiative
• Die AGEF ist besser über nationale und internationale Entwicklungen
informiert.
• Durch die Vernetzung durch den VSS haben die einzelnen Sektionen die
Möglichkeit zu erfahren, was an den anderen Universitäten vor sich geht,
und Ideen auszutauschen.
• Die Zeit, die der Vorstand für den VSS aufbringt, ist sehr inspirierend für
andere Aufgaben des Vorstandes.
• Der VSS setzt sich dafür ein, dass die studentische Beteiligung im Quality
Audit, einer externen Überprüfung des Qualitätssicherungssystems einer Uni
oder Hochschule, verbessert wird.
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spectrum
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gen (Gesamt budget der AGEF 2013:
672‘000 Franken). Dieser Mit glieds bei trag war der Grund, weswegen die
AGEF im November vergangenen Jah res fast aus dem VSS ausgestiegen
wäre. Da mals tagte der Studieren denrat der Universität Freiburg. Da
der Stu die ren denrat und das Komitee
sich darü ber einig waren Sparmass nahmen durch zuführen, diskutierte
der Stu die ren denrat lange und heftig,
ob man den Geldbetrag aufbringen
wolle und könne. Schluss endlich eini gte man sich auf folgenden Beschluss:
Entwe der der VSS akzeptiert, dass die
AGEF im Jahr 2013 einen verminderten Betrag von nur 30‘000 Franken
zahlen wird, oder man beendet die
Mitglied schaft.
In der Woche darauf akzeptierte der
VSS den geringeren Mitgliedsbeitrag
für das Jahr 2013 und damit blieb die
AGEF Mitglied. Da die AGEF in den
letzten Jahren manches Mal freiwillig
mehr eingezahlt hatte, solidarisierten
sich die anderen Sektionen in diesem
Fall mit ihr.
Etwaige Mehrkosten
Der Antrag vom letzten Herbst war
ein Ausnahmeantrag. Oft wird sich
die AGEF das nicht erlauben können.
Der Mitgliedsbeitrag ist im Übrigen
nur ein Teil der Ausgaben für den
VSS. Für die Abstimmungskampagne
hat die AGEF dieses Jahr 13‘000 Fran ken beiseite gelegt, denn die Mit glieds einnahmen des VSS werden
nicht für die Abstimmungskampagne
verwendet werden. Die Kampagne
wird laut Manuela Hugentobler mindestens 200‘000 Franken kosten.
Gel der stünden für die Kampagne zur zeit noch nicht zur Verfügung. An den
kommenden Delegiertenver samm -
UNIPOLITIK
r für Stipendien und Soutien
och nie gehört. Aber er betrifft dich. Alle Studierenden der Universität Freiburg
st du also Mitglied im VSS, und diesen Verband möchte Spectrum dir vorstellen.
HA HÄMMERLING
lungen und Comitésitzungen werde
der VSS die Diskussionen um fi nan zielle Mittel, Dritt mittelakquise und
Kam pag nenfinanzie rung im De tail
führen und entsprechende Kon zepte
vorbereiten und beschliessen. Hugen tobler versichert aber, dass im Falle
der ausserordentlichen Ausga ben mit
den einzelnen Sektionen individuell
verhandelt werde. Keine Sektion wer de durch einen Mehr heitsbeschluss zu
Sonder aus gaben genötigt.
Der Nutzen des VSS
Beunruhigend in der letztjährigen
Sitzung war, dass einige Studie ren denratsmitglieder den VSS nicht
kann ten. Fast wäre es zu einem Aus tritt gekommen aus einem Ver band,
von dem einige Studieren denräte
zuvor noch nicht einmal gehört hatten. Eine der Hauptfragen der anwesenden Studierendenräte war: Wel chen Nutzen hat der VSS und welche
Nachteile bringt die Mitglied schaft
mit sich?
Den Nutzen beschreibt Manuela Hu gen tobler wie folgt: „Der VSS gewähr leistet die politische Vertre tung der
Studierenden auf nationaler und in ter nationaler Ebene.“ Dazu arbeite der
VSS mit allen für die Hoch schul bil dung wichtigen Institu tionen, Organi sa tionen und Gremien zusammen. Die
ideellen und materiel len Interessen
der Studierenden auf einer den Hoch schulen übergeordneter Ebe ne zu ver treten, werde zunehmend wichtiger,
weil immer mehr entscheidende Dinge
auf natio na ler oder euro päischer Ebe ne ge re gelt würden. Als Beispiel führt
sie das neue Hochschul förderungsund -koordinationsgesetz (HFKG) an,
wel ches die Hoch schullandschaft neu
ordnen und bis 2015 umgesetzt sein
soll. In diesem Prozess habe es der
VSS geschafft, die Teilnahme einer
Stu dierendenvertre tung in der Hoch schulkonfe renz gesetz lich fest zulegen.
Wir müssen eine
Entscheidung treffen
schaften sich mit der Basis kurzschliessen und umgekehrt. Der Stu die rendenrat hat zu diesem Thema im
Übrigen eine Arbeits gruppe
einge richtet,
wel che die Vor- und
Nachteile des VSS
eingehender erör tern
soll.
Im Herbst dieses Jah res kehrt die Frage
Mitglieder gesucht
wie der, ob die Mit Um in dieser Kommis glied schaft fortgesetzt
sion mitarbei ten zu
werden soll. Es wäre
kön nen, ist es nicht
wünschenswert, dass
notwendig Mit glied im
dann eine lang fristige
Studieren den rat
zu
und durchdachte Ent „Der VSS vertritt
sein oder ein anderes
sche i dung
getroffen
die Studierenden
offizielles Amt auszu wird. Ob die Entschei dung letztendlich für
auf nationaler und üben. Die Kommission
würde sich über mehr
oder gegen den VSS
internationaler
Mitglieder freuen. Bei
ausfällt, ist zweit ran Ebene.“
Interesse kann man
gig. Es sollte eine Ent sich bei Ruth Langner,
scheidung sein, welche
Manuele Hugentobler,
AGEF-Vor stands mit die Werte der Studie Vorstand VSS
glied für die nationale
renden der Uni ver sität
Hoch schul politik, melden:
Freiburg re prä sentiert. Um dies zu
[email protected]
erreichen, ist es notwendig, dass die
Entschei dungsträger in den Fach -
Die Nachteile des VSS
• Der hohe Kostenaufwand
• Der Vorstand muss viel Zeit investieren in den VSS und hat dadurch weniger
Zeit für die Fachschaften.
• Die AGEF ist mit ihrer Meinung im VSS oft in der Minderheit. Das betrifft
zum einen die Finanzen: Die AGEF möchte die Ausgaben des VSS senken,
während die anderen Sektionen eine andere Meinung haben.
• Auch hinsichtlich der politischen Ausrichtung ist die AGEF in der Minderheit: während sie politisch neutral ist und sich um die konkreten Angelegenheiten an der Universität selbst kümmert, sind die anderen Sektionen oft
politisch sehr aktiv. Obwohl der VSS offiziell auch neutral ist, würde sich der
Einfluss der anderen Sektionen in einer eher linksorientierten Politik nieder
schlagen.
3/2013 MAI
spectrum
9
DOSSIER
Religion: et toi, en quoi tu crois?
Aujourd’hui, l’éducation est laïque et il est courant que des étudiants de
confessions différentes se rencontrent au quotidien. Spectrum a plongé dans
les entrailles de l’Alma Mater pour découvrir les avis et croyances des étudiants
de l’Uni de Fribourg. PAR LISE-MARIE PILLER ET INÈS RADERMECKER / ILLUSTRÉ
PAR LISE-MARIE PILLER
Bastien, 23 ans, étudiant en histoire
et géographie
Es-tu pratiquant d'une religion?
Oui et non. Sur le papier, je suis
catholique. Mais je me définis comme
«pratiquant partiel». Je vais à la messe
essentiellement pour les grandes occasions.
La religion est-elle «démodée» pour
toi?
Non, elle reste d'actualité: on peut le
voir à travers les conflits dans le monde
et la vie politique. Et si le catholicisme
paraît en perte de vitesse, il y a actuellement d'autres moyens d'expression
comme l'évangélisme. L'église y est
vivante et attire beaucoup de jeunes.
Simon, 22 ans, étudiant en droit
Crois-tu en une force supérieure quelconque ?
Je ne peux pas répondre. On ignore
encore trop de choses. Pour moi, s’il en
existe une, elle ne peut être découverte
qu’avec des méthodes scientifiques.
Quelle est ta confession ?
Je suis catholique sur le papier. Mais de
conviction, je suis agnostique. Ce qui ne
m’empêche pas de croire en nos valeurs
humaines, en notre capacité d’évolution
et d’adaptation.
Que penses-tu des religions?
Je m’intéresse aux religions surtout pour
ma culture. J’en ai plutôt une idée négative. Je pense aux façons dont elles ont
tenté et tentent de s’imposer. Je n’aime
pas les institutions qui utilisent la religion et qui croient détenir une «Vérité
Absolue» en rejetant la vision des autres.
10
spectrum
3/2013 MAI
Fatma, 20 ans, étudiante en lettres
Comment concilies-tu ta religion
musulmane avec le monde occidental
actuel et ton quotidien?
Je vis et étudie comme tous les jeunes de
mon âge. Ma vie n'est pas différente de
celle des autres. En Suisse, nous avons la
chance de pouvoir garder le voile en
cours. Ce n'est pas le cas dans d'autres
pays occidentaux.
Penses-tu que l’Islam est bien intégré
à Fribourg?
Je pense que oui. Certaines personnes
plus ouvertes d'esprit n'ont aucun problème avec ma pratique religieuse et
d'autres s’en moquent. Comme partout,
il y a des bons et des mauvais.
Ta religion en bref?
Ma religion me permet d'aimer la vie
comme elle vient. C'est une religion de
paix, d'amour et de miséricorde.
Khalil*, 22
économie
ans,
étudiant
en
Pourquoi pratiques-tu l’Islam ?
J’ai grandi dans une famille conservatrice
et pratiquante. J’ai fait le choix de
poursuivre dans cette voie. Ma religion
contribue à mon bonheur et mon équilibre.
Comment concilies-tu ta religion avec
le monde occidental actuel et ton quotidien?
Je me considère comme un musulman
occidental. C’est-à-dire, un musulman
pour les principes et un occidental pour
la culture. Je ne ressens aucune opposition entre le fait de vivre ma religion et
le quotidien auquel je suis confronté.
Penses-tu que l’Islam est bien intégré
à Fribourg?
La plupart des musulmans qui y vivent
sont parfaitement intégrés. Cela n’empêche pas certains actes d’islamophobie,
dus aux préjugés. Quant à la communauté islamique, le problème principal
est la représentativité. À Fribourg, pour
une petite communauté, il y a cinq associations, sans coordination entre elles.
Ces associations sont surtout basées sur
les origines ethniques. La solution serait
de trouver une unité. Contrairement aux
musulmans de 1ère génération, ceux de
2e ou 3e génération accordent moins
d’importance aux origines.
Ta religion en quelques mots?
L’Islam est l’une des trois religions
monothéistes. Elle a été révélée au
prophète Mohamed par l’ange Gabriel, il
y a 1447 ans. Le culte et la jurisprudence
sont basés sur le Coran et la tradition
prophétique. L’Islam compte aussi cinq
piliers: la profession de foi, la prière,
l’aumône, le jeûne du ramadan et le
pèlerinage.
Constantin, 25 ans, étudiant en
économie
Quelle est ta confession ?
Je suis de confession catholique, croyant
et pratiquant. Mais, mon père étant
protestant, je pratique un mix
œcuménique entre religion protestante
et catholique.
Penses-tu que la religion soit
«démodée»?
Pas du tout. La religion ne suit pas une
DOSSIER
mode. Elle est atemporelle.
Ta religion en trois mots ?
(Silence) Trois mots ne suffiraient pas.
Une religion ne se réduit pas à quelques
mots.
n'ont pas besoin de spiritualité. Ils vont
la chercher ailleurs. Il n'y a qu'à voir les
supporters de foot! (Rires)
Eva*, 22 ans, étudiante en lettres
Robin, 20 ans, étudiant en géographie et journalisme
Pratiques-tu une religion?
Non, je n'ai pas besoin de croire en
quelque chose actuellement. Je crois
plutôt en ce que je fais, en mes
expériences.
La religion est donc «dépassée» pour
toi?
Pas du tout. Avec les polémiques
actuelles comme le mariage gay, je pense
que la religion peut apporter une réponse
positive: le message d'amour donné par
Jésus. C'est classe d'assumer sa croyance. La personne ringarde est plutôt
celle qui se dit religieuse sans y croire.
La religion en trois mots?
Dichotomie, réponses, dialogue.
Elena, 20 ans, étudiante en sciences
des religions et journalisme
Toi qui les étudies, que penses-tu des
religions actuellement?
Il y a un problème: même si tout le
monde parle de religion, personne ne se
sent concerné. C’est le cas en Europe, où
beaucoup ont envie de rejeter l’Église.
Mais sur les autres continents, cette
institution est toujours bien ancrée.
Penses-tu alors que la religion va disparaître?
Non, le rejet ne veut pas dire que les gens
En tant qu'évangéliste, quelles sont
tes activités religieuses?
Je vais régulièrement à l'église et suis
engagée dans un groupe de jeunes et
deux groupes de louanges. Le temps que
cela me prend est dur à estimer mais je
dirais une vingtaine d'heures par
semaine.
Beaucoup de gens critiquent l’évangélisme. Qu'en penses-tu?
C'est vrai que nous sommes très
engagés. Notre religion n'est pas qu'une
conviction: nous essayons de la vivre. Je
ne vois pas l'intérêt de croire sans
pratiquer. L'évangélisme est aussi une
passion. C'est comme ça que je le vis.
Alors que d’autres font du sport, moi je
vais à l'église.
Ta religion en trois mots?
Passion, espérance, vie.
incompréhension: beaucoup de personnes ont des images stéréotypées du
catholicisme. Il faudrait que l'Église
apprenne à aller vers les gens…. Mais il
ne sert à rien de dramatiser: l'Église a
déjà traversé des crises graves dont elle
s'est sortie.
Trois mots pour définir la religion?
Racines, avenir et vérité.
* noms connus de la rédaction
Sylvain, 24 ans, étudiant en théologie
Pourquoi étudier la théologie?
Je suis croyant et ai consacré trois ans de
ma vie à la garde du Pape au Vatican.
C'est là que j'ai découvert une réalité de
l'église totalement différente de ce que
j'avais vu. J'ai eu envie d'aller plus loin.
À l'heure où l'Église catholique vacille,
vois-tu des solutions?
C'est vrai qu'actuellement, on aime
cracher sur le nom de l'Église. Je crois
que
le
problème
vient
d'une
Le mix des religions est chose courante
aujourd’hui / L-M. P.
3/2013 MAI
spectrum
11
DOSSIER
Croire aujourd’hui, des religions
à la carte
À l’ère de la globalisation, de plus en plus de gens décident de se créer leur propre religion sans adhérer aux institutions religeuses. Quels avis existent sur
cette nouvelle forme de voir la religiosité? Réponse avec trois personnalités du
domaine des religions. PAR ALEXANDRE LORETAN / PHOTO PAR AMY K. NGUYEN
N
otre société est en perpétuel
changement, c’est bien connu.
Ce phénomène n’exclut pas le
monde religieux, dont les mœurs et
façons de percevoir la religiosité sont en
constante évolution. Les églises se
vident mais les besoins de spiritualité
des humains ne semblent pas diminuer
pour autant. La création régulière de
nouveaux mouvements religieux partout
dans le monde semble être un indicateur
que la religiosité subsiste, voire
prospère, aujourd’hui.
Une religion par personne?
Frédéric Lenoir, sociologue français,
parle dans son livre Les Métamorphoses
de Dieu d'un phénomène particulier qui
semble bien refléter le changement de
mœurs survenus en Occident: les religions «à la carte». C’est-à-dire, qu’au
lieu d'adhérer à une des grandes institutions, le citoyen lambda se forge son
propre système du croire en se servant
dans «le vaste réservoir des grandes religions mondiales.» Le résultat est un
ensemble de croyances «personnelles»,
plus centré sur les besoins individuels
et, le plus souvent, beaucoup moins contraignant que les grandes religions. En
somme, les Hommes du XXIe siècle se
créent-ils une religion taillée à leurs
besoins et plus flexible?
«La religiosité (…) a changé de forme»
Pour Mallory Schneuwly Purdie,
sociologue des religions à l'Université de
Lausanne, «l'émergence de ce nouveau
type de religiosité peut s'expliquer par
deux principaux facteurs: premièrement,
par la perte d’emprise des Églises à
(é)dicter
des
normes
sociales.
Deuxièmement, par la pluralisation des
systèmes de croire à disposition des
individus.» Selon elle, «la religiosité
individuelle est toujours importante,
mais, ses expressions ont changé de
forme.» En lieu et place d'une religiosité
institutionnelle conventionnelle, se
développe «une religiosité fluide
ANNONCE
DOSSIER
Aujourd’hui, les jeunes tendent à créer leur propre système de croyances / A. K. N.
mobilisée situationnellement (sic) par
les individus» poursuit la sociologue. En
d’autres termes: selon les contextes et
les situations vécues, les individus se
réfèrent et/ou pratiquent d’autres concepts et usages religieux. Pour Philippe
de Roten, aumônier des étudiants francophones de l’Université de Fribourg,
cette émergence est surtout liée «à la
conception moderne de la liberté mettant en avant la réalisation d'un homme
autonome, libéré des contraintes
extérieures.»
Vers une disparition des valeurs
judéo-chrétiennes?
Mais,
ce
nouveau
mouvement
représente-t-il un danger ou une opportunité? Pour Martine Lavanchy, pasteure
de l'Église évangélique réformée de
Fribourg, «on peut tout à fait adopter des
pratiques d'autres religions, comme par
exemple la méditation, à condition que
celles-ci ne soient pas en contradiction
avec les enseignements du christianisme.» Il est important de «faire preuve
d'ouverture et de tolérance, surtout
vis-à-vis des personnes qui vivent une
situation de mixité (des gens issus de
couples religieusement mixtes, ndlr.)»
nuance Martine Lavanchy. La pasteure
estime que le danger de ce système est
que «les gens donnent moins de place à
Dieu» et que, sur le long terme, on
assiste à «une remise en question des
valeurs judéo-chrétiennes, voire à leur
disparition.» Néanmoins, ce système
donne «aussi des opportunités d'imaginer d'autres formes de religiosité qui
permettent aux gens de vivre avec leur
époque» tempère-t-elle. Philippe de
Rotten, lui, pense que «cette évolution
contient des aspects positifs dans le sens
que le pluralisme moderne fait que les
gens deviennent chrétiens plutôt par
choix que par conformisme. Le danger
néanmoins consiste à ce qu'on fasse face
à une dévalorisation des traditions et de
l’expérience des anciens qui sont bénéfiques à la société» averti l’aumônier.
Une évolution à double tranchant
Mallory Schneuwly Purdie déclare pour
sa part que «cette religiosité fluide
constitue à la fois un danger et une
opportunité. S’exprimant en dehors des
formes collectives du religieux et tendant à ne faire sens qu’à partir de l’expérience individuelle», cette religiosité
contribue à la rupture du lien social proposé par les communautés religieuses.
En ceci, au lieu de produire un lien, elle
contribue plutôt à la rupture de celui-ci.
Or, «les églises jouent encore un rôle
dans la société et leur disparition serait
dommageable» nous met en garde la
sociologue. En revanche, ces religiosités
«bricolées» à partir des expériences
individuelles constituent «des innovations religieuses qui peuvent aussi
permettre aux communautés religieuses
établies de se construire un avenir»
conclut Mallory Schneuwly Purdie.
La religion, un repère nécessaire
Ainsi, ces systèmes de croyances
propres remplaceront-ils à terme les
institutions religieuses traditionnelles?
Pas tout de suite, à en croire Mallory
Schneuwly Purdie «les individus ont
régulièrement besoin de repères concrets, de repères qui ont fait leurs
preuves. Les religions institutionnalisées sont un exemple typique de
système de sens et de valeurs ayant
résisté aux siècles vers lesquels les individus peuvent se tourner» explique la
sociologue. Plus que le remplacement
d’une forme par l’autre, la sociologue
suggère que chacune trouvera sa place
dans le champ religieux contemporain.
Pour Martine Lavanchy, il semble difficile de dire si ce phénomène des
croyances «à la carte» va se généraliser.
Elle constate cependant que les églises se
vident et qu'il est donc possible que
cette forme de religiosité remplace ce
que proposent les grandes institutions
religieuses.
3/2013 MAI
spectrum
13
Bis einer
GESELLSCHAFT
G
Statistisch gesehen ist jeder vierte
respektlos und illoyal, süchtig nac
Das ist zumindest die Meinung
neration Y (geboren zwischen
macht diese gut ein Viertel d
Unternehmern weltweit
Knie vor unserer Anku
welt, denn wir gel
schwierig und a
Konflikte sind v
miert. Aber w
EN
ER
AT
Heute haben wir kaum unseren Bachelor
erworben, da passen unsere Lebensläufe
schon gar nicht mehr auf eine Seite vor
lauter Praktika, Auslandssemestern und
sozialem Engagement. Wir waren Aupair in den USA, haben Waisenkinder in
Indien betreut und ehrenamtlich Wale in
der Nordsee gerettet. Nebenbei haben
wir Geige und Klavier gespielt, waren in
der Theatergruppe und im Sportverein:
Kein Wunder also, dass uns später im
Job langweilig ist. Wir sind da einfach
anderes gewohnt.
Jeder von uns kann auf eine ausgesprochen ereignisreiche Kindheit zurückbli14
spectrum
3/2013 MAI
auch die Grenzen
zwischen Arbeit und
Freizeit immer fliessender werden“, mahnt
Fabian Grolimund (Jahrgang
1978), Unternehmer und Dozent für Psychologie an der Universität Freiburg. Kein Wunder also, dass wir Wert auf ausreichend
Erholung legen. Oder wie Fabian Grolimund charmant beipflichtet: „Ja, ihr lebt
eure Freizeit bewusst.“
N
Technisch versierte Multitasker
cken. Unsere Eltern umschwirr(t)en uns
wie Schmeissfliegen und gaben uns
dabei stets das Gefühl, ein Gewinner zu
sein. Selbstbezogenheit war dabei
Grundvoraussetzung! Wir haben schon
im Kleinkindalter gelernt, jeden in unser
Spiel im Sandkasten miteinzubeziehen
und lieben deshalb heute Teamwork.
Damals waren noch Mami und Papi da,
um von uns vollbrachte Werke zu bestaunen. Heute staunen
wir, aber so ziemlich,
wenn der Chef sich kein
bisschen darum schert.
Mit offenen Mündern
stehen wir da, und warten vergeblich auf unser
Feedback. Er könnte das
Projekt ja wenigstens auf
Facebook liken. Ein klein
bisschen Anerkennung
für unsere Stärken täte
uns gut!
IO
J
ede Generation weist andere Einstellungen und Wertesysteme auf. Das
nennt man dann die Identität einer
Generation. Diese wird geprägt durch
soziale, politische und ökonomische
Einflüsse, die zum Zeitpunkt des Heranwachsens der Mitglieder einer Generation vorherrschend waren. Wir zum Beispiel sind behütet und in Wohlstand
aufgewachsen, haben die Türme des
World Trade Centers live im Fernsehen
einstürzen sehen, sorgen uns um den
Klimawandel und den Moralverfall an
der Börse und wissen, dass man im Internet von heute auf morgen reich werden kann. Wir sind die erste Generation
der Digital Natives, aufgewachsen mit
dem Laptop auf dem Schoss und dem
Smartphone in der Hand.
VON MAR
Jeden Tag ein bisschen
besser
Was wir verstehen:
Work-life-Balance. Sicherlich weiss zwar nicht
jeder von uns genau, wofür er oder sie lebt. Aber
alle wissen ganz genau,
wofür nicht: die Arbeit.
„Meine Mutter sagt „Ob man mal verreisen
Denn was wir gut könimmer: Bei uns hat könnte, hat man sich
früher gar nicht übernen ist: Facebook, Twites das gar nicht
legt“, zitiert die Vizepräter, Emails, SMS. Wir
gegeben.“
sidentin der Fachschaft
sind einfach, naja, nenPsychologie,
Marielle
nen wir es hier mal:
Marielle Hofer,
Hofer (Jahrgang 1992),
technisch versiert, vor
Psychologie-Studentin
ihre Mutter. Heute hinallem im Bereich der
gegen überlegen wir uns nur noch, wann
sozialen Kommunikation. Frei nach dem
und wohin.
Motto: Arbeitest du noch, oder netWas wir wollen: Jeden Tag die Welt ein
workst du schon? „Dieser technische
bisschen besser machen. Klingt patheFortschritt durch die neuen Medien und
tisch, ist es auch, aber nur ein bisschen.
die ständige Erreichbarkeit lässt aber
TOPK
r weint ...
GESELLSCHAFT
rte Mensch der Erde selbstbezogen,
nach Feedback und Anerkennung.
ng vieler Experten über die Geen 1980 und 2000). Momentan
el der Weltbevölkerung aus.
eit schlottern deshalb die
nkunft in der Arbeitsgelten als äusserst
d anspruchsvoll.
nd vorprogramr warum nur?
ARLENE
PKA
Aber was Barack
Obama erst 2008
mit grossem finanziellem Aufwand und mithilfe einiger kreativer Köpfe
erkannte, haben wir bereits
mit der Muttermilch aufgesogen: „Yes, you can!“ Optimismus
ist unser zweiter Vorname.
Altgediente Hierarchien schmeissen wir
dabei kurzerhand über den Haufen. Positionen, was bedeuten schon Positionen?
Wir sehen die ganze Arbeitswelt eher
flach, horizontal, und sind am liebsten
mit dem Chef per du. Unseren Chef respektieren wir nicht deshalb, weil er zufällig unser Chef ist; sondern weil er sich
der Sache selbst verschrieben hat! „Man
sollte Dinge durchaus einmal hinterfragen dürfen“, findet auch Marielle Hofer.
Macht uns das etwa respektlos?
Wir selbst wollen Umfragen zufolge
zumeist später gar nicht selbst Chef
werden, sondern vielmehr Stellvertreter.
Ist ja eigentlich auch besser so. Es gibt ja
gar nicht genug Stellen, damit jeder Chef
werden könnte. Und eigentlich fühlen
wir uns sowieso alle heimlich auch ein
bisschen „chef“ oder verhalten uns zumindest so.
Entfalten statt verbiegen
Was wir nicht verstehen wollen oder
können: Was hier eigentlich das Problem
wir konzentrieren uns auf das Weist. Wir arbeiten doch auch! Wenn uns
sentliche.
etwas richtig interessiert, dann können
wir auch richtig zulegen. Nur eben nicht
„Man erntet, was man sät“
von Montag bis Freitag von neun bis
An dieser Stelle stellt
siebzehn Uhr, da sind wir
sich allerdings unweigergerne flexibel. Die Welt
lich die Frage nach der
schläft nicht und wir
Huhn und dem Ei. Oder
auch nicht, und Internet
anders ausgedrückt: das
geht sowieso immer. Wir
Selektion-Sozialisationwollen uns entfalten
Dilemma. Sind wir so,
statt verbiegen. Wenn
weil wir nun mal so sind,
uns der Job nicht passt,
oder weil wir dazu gedann gehen wir. Arbeitmacht wurden? Und
geber beklagen deshalb
wenn Letzteres, von
unseren Hang zur Illoyawem? Die Angelegenheit
lität. Wir nennen es Mut
stellt sich komplizierter
zur Veränderung! Einige
dar, als sie zunächst
Experten sehen die ho„Sei fleissig und
erscheinen mag. Selbsthen Ansprüche unserer
loyal, dann ist dein bezogen, respektlos und
Generation gar als Ausdruck des tiefen Wun- Arbeitsplatz sicher; illoyal, süchtig nach
dieser Deal gilt
Feedback und Anerkensches nach Sinnhaftigkeit
nung – keine Angst, wir
und Bedeutung der Arheute so nicht
nehmen es nicht persönbeit. Vielen Dank für die
mehr.“
lich. Aber auch hier gilt,
Blumen! „Früher galt der
Fabian Grolimund,
wie Fabian Grolimund
Deal: Investiere dich in
Psychologe
sagt: „Man erntet, was
die Firma und sei loyal –
man sät“. Vielleicht solldann ist dein Arbeitste man einfach den guten, alten Rat des
platz sicher.”, meint Fabian Grolimund.
ehemaligen deutschen Bundeskanzlers
Heute sei es wichtig, Prioritäten so zu
Konrad Adenauer beherzigen: „Nehmen
setzen, dass man seinen Marktwert beSie die Menschen, wie sie sind, denn
halte. Just in case, falls man morgen auf
andere gibt es nicht.“ Und die Generader Strasse sitzt. Auch Marielle Hofer
tionen, die danach kommen sind wofragt sich, wo sie sich optimal entfalten
möglich noch schlimmer.
kann und was der richtige Weg für sie
ist. Wir sind also nicht selbstbezogen,
3/2013 MAI
spectrum
15
KULTUR
In der Kürze liegt die Würze
Kurzfilme sind heute ein sehr beliebtes Format. Überall in der Schweiz gibt es
Filmfestivals, die sich auf Kurzfilme spezialisiert haben. So auch in Freiburg.
Am 15. Mai findet die siebte Ausgabe des Academy Shorts Kurzfilm-Festivals
im Centre Fries statt. (Kurz-)Film ab! VON OLIVIER GOETSCHI
S
eit es Videoportale im Internet
gibt, erlebt der Kurzfilm ein Revival. Dank Plattformen wie YouTube oder Vimeo sind Kurzfilme im
Netz legal verfügbar. Das hilft den Regisseuren, ihre Filme der ganzen Welt zu
präsentieren. Somit hat der Kurzfilm im
letzten Jahrzehnt an Attraktivität gewonnen. Mit einem kleinen Budget kann
so Kunst kreiert werden, die mit den
heutigen Möglichkeiten extrem schnell
verbreitet werden kann. Man braucht
nur eine Kamera und eine spannende
Idee für den Film. Diese muss kurz und
knapp auf den Punkt gebracht werden.
Das macht den Kurzfilm aus. Mit einer
maximalen Länge von 30 Minuten ist der
Aufwand um einiges kleiner als bei
einem
abendfüllenden
Spielfilm.
Trotzdem, reich wird man mit guten
Kurzfilmen kaum. Doch sie dienen vielen jungen Regisseuren als Einstieg in die
Filmbranche. Mittlerweile wird der
Kurzfilm als eigeneständiges Genre geführt. Wegen seiner Kürze bietet er den
Filmemachern künstlerische Möglichkeiten, die einem normalen Spielfilm
fehlen. Viele renommierte Regisseure
haben ihre Karriere mit Kurzfilmen begonnen und kommen sogar auf dieses
Format zurück.
Kurzfilmfestivals in der Schweiz
In der Schweiz gibt es einige nationale
und internationale Kurzfilmfestivals.
Zum 17. Mal finden Ende Jahr die internationalen Kurzfilmtage in Winterthur
statt (5. - 10. November 2013). Dieses
16
spectrum
5/2010 MAI
3/2013
NOVEMBRE
Festival gilt als grösstes seiner Art in der
Schweiz. Jährlich über 3000 Filmeinsendungen sind für ein Kurzfilmfestival
dieser Grösse normal.
Ein Weiteres ist das in Bern gegründete
internationale Kurzfilmfestival shnit (2.6. Oktober 2013). Seit 2011 findet es
jeden Oktober in den Städten Bern,
Köln, Kapstadt, Wien, Singapur und San
José statt. Neben einem Preisausschreiben und Spezialwettbewerben gibt es ein
Rahmenprogramm mit zahlreichen
Workshops und Filmtalks.
Academy Shorts in Freiburg
Neben den oben genannten gibt es auch
in Freiburg ein Festival nur für Kurzfilme. In einem kleinen, aber doch feinen
Rahmen bewegt sich das eintägige Academy Shorts Kurzfilmfestival. Dieses
Kurzfilmfestival findet in diesem Jahr
schon zum siebten Mal im Studierendenzentrum Centre Fries statt. Es
handelt sich dabei um ein Festival von
und für Studenten. Jede Studentin und
jeder Student in der Schweiz hat die
Möglichkeit, ihren oder seinen selber
gemachten Kurzfilm einzusenden und
von einer Jury bewerten zu lassen. Am
Festival vergibt die Jury Preise in der
Kategorie „Story“ und „Machart“. Dazu
kommt noch ein Publikumspreis. Im
letzten Jahr wurde dieser an den Kurzfilm „Logged in“ von Josh Staub aus
Luzern vergeben. Der Film zeigt in drei
Minuten reale Menschen, deren Aktionen mit Facebook-Statusmeldungen
dargestellt werden. Wie etwa ein Mann,
der über Facebook viele Glückwünsche
zu seinem Geburtstag erhält, während er
aber in Tat und Wahrheit ganz alleine in
seiner Wohnung sitzt und niemanden
hat, der mit ihm in der wirklichen Welt
feiert. Soziale Medien versus reale Welt:
In nur drei Minuten wird so auf eine
Tatsache in der heutigen Gesellschaft
hingewiesen, die zum Nachdenken anregt. Solche Kurzfilme mit einer klaren
Message sind besonders beliebt. Dies hat
auch das Publikum mit seiner Wahl
gezeigt. Der Film ist übrigens auf den
Internetplattformen YouTube und Vimeo sowie auf der festivaleigenen Internetseite zu sehen.
Auch in diesen Jahr war es wieder allen
Studierenden möglich, ihre kreativen
Filmideen zu realisieren und Kurzfilme
einzureichen. Das Festival bietet
Gelegenheitsfilmern und Hobbyregisseuren eine Chance, das eigene Werk einem interessierten Publikum zu zeigen.
Viel Freiwilligenarbeit
Ohne die Unterstützung der Universität
Freiburg, Sponsoren und ganz viel Freiwilligenarbeit ist ein solcher Anlass
nicht vorstellbar. Zahlreiche Studierende aus verschieden Organisationen
helfen seit 2007 jedes Jahr mit, ein erfolgreiches Kurzfilmfestival auf die Beine
zu stellen.
Das Festival selber findet – hoffentlich
bei schönem Wetter – am 15. Mai im
Garten des Centre Fries statt.
DOSSIER
Méditation en fief catholique
Le bouddhisme véhicule toutes sortes de fantasmes et de passions. Mais qu’en est-il
réellement? Petit tour d’horizon du bouddhisme et des bouddhistes présents en
Suisse romande. PAR FLORIAN MOTTIER / ILLUSTRATION LISE-MARIE PILLER
B
ouddhiste, Dalaï-Lama, mantra,
méditation! Ces mots chargés
d’exotisme peuvent désarmer le
profane. Le bouddhisme, visible ces
derniers temps avec la visite du DalaïLama en Helvétie, intrigue et passionne.
On retrouve cette religion dans des articles traitant de spiritualité, de religion,
mais également de philosophie, de
médecine, voire même de physique
quantique! Dans ce numéro consacré aux
religions à Fribourg, il convenait de
laisser une place à cette religion qui s’installe dans ce bastion séculaire du
catholicisme.
«Le bouddhisme m’apaise»
On entend souvent que, plus qu’une religion, le bouddhisme est une philosophie
de vie. Pourtant, il comporte un certain
nombre de rites et d’usages provenant
du monde religieux, d’où la difficulté de
le définir. Pour savoir ce que recherchent
les pratiquants du bouddhisme en
Romandie, Spectrum a interrogé Cloé
Riethmann, étudiante en droit à l’UNIL
et amatrice de spiritualité bouddhique.
«La pratique du bouddhisme m’apaise et
me permet une meilleure acceptation de
la mort. Peut-être permet-elle aussi l’accès à d’autres connaissances et à une
conscience plus élevée» explique-t-elle.
Pour Regula De Clerck, bouddhiste tibétaine convaincue, «c’est surtout une
conviction intérieure, une manière de
vivre et de réagir face aux difficultés et
aux émotions avec un soutien spirituel.»
Cependant, la pratique de Regula ne s’arrête pas à la philosophie : « Si, au début,
je l’ai pris comme une philosophie qui
donnait des réponses à certains questionnements, j’ai rapidement commencé
à suivre les enseignements et les rituels
qui m’aident beaucoup à progresser. Ils
développent une compréhension accrue
de la réalité.»
Qui sont les bouddhistes fribourgeois?
Le bouddhisme a toujours suscité la
curiosité des Occidentaux. Il était déjà
étudié en Europe dès le XIXe siècle par
des philosophes comme Heidegger ou
Nietzsche. Cependant, sa diffusion au
grand public et son succès datent plutôt
de la fin des années 60, «dans le sillage
de la mouvance Peace and Love» précise
Regula De Clerck. Mais qu’en est-il à
Les 13 et 14 avril derniers, le Dalaï-Lama était de passage à Fribourg. / L-M P.
Fribourg? «Dans le cadre du bouddhisme
tibétain, nous comptons une trentaine
de membres à peu près» poursuit-elle.
Cependant, il n’existe pas de bâtiment
qui soit l’équivalent d’une synagogue,
d’un temple ou d’une mosquée pour les
bouddhistes fribourgeois. «Nous nous
retrouvons pour des week-ends et des
semaines d’enseignements autour de
quelqu’un qui a déjà reçu la capacité
d’enseigner. Le bouddhisme est une tradition vivante qui se transmet de maître
à élève depuis le Bouddha originel.» Si la
venue du Dalaï-Lama a attiré un nombre
important de curieux et de sympathisants à sa conférence, les pratiquants
assidus ont aussi pu participer à un
enseignement du chef spirituel tibétain
sur deux jours.
Le Dalaï-Lama, une figure fascinante
Au-delà des affiliations spirituelles,
c’est aussi le charisme du Dalaï-Lama
qui séduit. «Il dégage tellement de
bonnes énergies et les gens comprennent
que ce n’est pas un fanatique religieux et
qu’il y a autre chose» s’enthousiasme
Cloé Riethmann. Quant à Regula, c’était
déjà sa quatrième rencontre avec le chef
spirituel, et aussi la plus intense. «J’en ai
retiré des progrès pour ma pratique spirituelle» confie-t-elle.
Plus que son exotisme, c’est surtout la
souplesse de cette religion qui attire les
pratiquants et les sympathisants du
bouddhisme. À l’heure de la globalisation, les religions jouant ouvertement la
carte du dialogue semblent plus à même
de remporter l’adhésion populaire.
«Chaque personne a des questionnements. Il peut y avoir des chrétiens
qui font de la méditation parce que ça
leur parle, sans forcément se réclamer du
bouddhisme» conclut Regula De Clerck.
3/2013 MAI
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17
UNILEBEN
Werkstatt Schreiben?
Wissenschaftliches Schreiben muss gelernt sein. Dieser Tatsache sieht man
sich spätestens beim Verfassen der Bachelorarbeit gegenüber. Dass noch kein
Meister vom Himmel gefallen bzw. Übung den Meister macht, ist weithin bekannt. Doch bieten alle Studienrichtungen die gleiche Chance, sich auf die Diplomarbeit vorzubereiten? TEXT UND ILLUSTRATION VON SALOME EGGLER
B
eim Schreiben einer wissenschafltichen Arbeit muss strukturiert und gegliedert, geplant und
formuliert werden. Das Wissen um die
Textentstehung und den Schreibprozess
darf nicht fehlen, genauso wenig wie die
Fähigkeit zum Synthetisieren. Die Bachelorarbeit stellt den Schlusspunkt der
ersten universitären Hürde dar. Das
Gelernte soll hier praktisch zur Anwendung kommen und in schriftliche Form
gebracht werden. Was für viele nur eine
weitere wissenschaftliche Arbeit von
grösserem Umfang darstellt, ist für andere ein kaum betretenes Terrain. Wer
vorher nicht mindestens einmal mit
einer ähnlichen Aufgabe konfrontiert
worden ist, startet schon weit hinter
dem Feld jener, deren persönliche
Bibliothek eine ganze Sammlung an
Proseminar- und Seminararbeiten
schmückt. Woher der Unterschied? In
bestimmten Fachrichtungen spielen wissenschaftliche Arbeiten im obligatorischen Studium nur eine untergeordnete Rolle. Ein ausschlaggebender Nachteil? Sind nur Seminararbeitsprofis auch
gleich Bachelorarbeitsprofis? Oder gibt
es noch andere Wege, dem wissenschaftlichen Schreiben mächtig zu werden?
Startvorteil: Theologiestudierende
Gewappnet mit der Routine von sieben
abgeschlossenen wissenschaftlichen Arbeiten treten Theologiestudierende (120
ETCS) der letzten grossen Arbeit vor
dem Bachelordiplom gelassen entgegen.
In ihrem Studium konnten sie sich in
sechs Proseminarrbeiten sowie einer Seminararbeit das nötige Know-how an18
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3/2013 MAI
eignen, um auch die Bachelorarbeit erfolgreich abschliessen zu können. Anders sieht es zum Beispiel in den Fachrichtungen BWL/VWL und den Erziehungswissenschaften aus. Nur an gerade
einer Seminararbeit können die Studierenden das wissenschaftliche Schreiben
für die Bachelorarbeit üben. Sicherlich,
es bleibt zu beachten, dass die Studienschwerpunkte dieser Fachrichtungen
nicht auf dem schreibenden Handwerk
liegen, wie es zum Beispiel in den historischen Wissenschaften der Fall ist.
Dennoch wird von allen Studierenden
eine ähnlich umfassende Bachelorarbeit
verlangt, wie sie in Studiengängen mit
mehr Übungsmöglichkeiten zum wissenschaftlichen Arbeiten üblich ist.
„Definitiv ein Nachteil“, findet Joel
Gerber, Student der theologischen Fakultät. Seine Fähigkeit zum wissenschaftlichen Arbeiten habe er durch die
vielen Proseminararbeiten seines Studienganges aufbessern können und „vor
allem habe ich sie überhaupt erst
erlernt!“ Ähnlich sieht es auch Ruth
Langner, Masterstudentin in Theologie:
„Wenn ich vor der Bachelorarbeit nichts
hätte schreiben müssen beziehungsweise keine Arbeiten von zehn bis zwölf
Seiten, dann wäre die Überforderung des
grossen 30-seitigen Berges namens Bachelorarbeit noch grösser gewesen.“ Die
Meinung einer BWL-Studentin ist zweigeteilt. „Schriftliche Arbeiten bedeuten
viel Energie- und Zeitaufwand. Andererseits kann die fehlende Erfahrung im
wissenschaftlichen Schreiben zu einem
Handicap und Hindernis bei der Bachelorarbeit werden. Ich denke, dass man
zwar nicht mehr Arbeiten obligatorisch
machen sollte. Trotzdem sollte man für
diejenigen, die das möchten, Übungsmöglichkeiten zur Verfügung stellen. So
kann man in kleinen Schritten das
Schreiben trainieren.“
Übung macht nicht den Meister
Ob nun Studienrichtungen mit häufigen
Übungen zum Schreiben eine höhere
Erfolgsquote bei der Bachelorarbeit
haben, ist schwierig festzustellen. Notenunterschiede in den verschiedenen
Studienrichtungen sind kaum oder gar
nicht vorhanden. So belief sich zum
Beispiel die Durchschnittsnote der
Theologie-Studierenden bei der Bachelorarbeit 2011 auf eine 5.33, gleich wie die
der VWL-Studierenden. Obwohl Letztere während des Studiums sechs
wissenschaftliche Arbeiten weniger
schrieben. Zu viele Faktoren beeinflussen die Notenvergabe, als dass man das
Abschneiden nur auf die im Voraus
gemachten Übungen zurückführen
könnte. Auch wenn sich die Auswirkung
des frühen akademischen Schreibens
nicht direkt auf die Notenvergabe bei der
Bachelorarbeit ableiten lässt, bleibt
trotzdem klar: Ist man nicht schon von
Natur aus ein gekonnter Schreiberling,
so spart man mit häufigem Üben der
wissenschaftlichen Schreibart zumindest viel Zeit bei der Bachelorarbeit.
Diesem Zeitgewinn ist jedoch der
Aufwand für das Erlernen wissenschaftlichen Schreibens gegenüberzustellen, wie Marco Personeni, BWLStudent, bestätigt: „Ich bin froh, dass es
nur eine Arbeit im BWL gibt, so kann
man sich auf den eigentlichen Stoff
konzentrieren. Eine zusätzliche Arbeit
UNILEBEN
würde nur mehr Stress bedeuten.“
„Die Schreibwerkstatt“
Bleiben Proseminar- und Seminararbeiten der bekannteste Rahmen, wissenschaftlich vor dem BA zu schreiben, so
gibt es doch auch Alternativen. Schon
zum vierten Mal bietet der Kurs „Die
Schreibwerkstatt“ im Bereich Zeitgeschichte den Studierenden die Möglichkeit, sich das nötige Werkzeug zum
Schreiben anzueignen. Dr. Patricia Hertel, Lehrbeauftragte am Departement für
Historische Wissenschaften – Zeitgeschichte und Leiterin der Schreibwerkstatt, bekräftigt: „Ziel diese Kurses ist
es, die Teilnehmenden im wissenschaftlichen Schreiben zu schulen und ihnen
beim Aneignen gewisser Schreibtechniken zu helfen.“ Ausserdem solle den
Studierenden die Angst vor dem Schreiben genommen werden: „Vielen erscheint das Schreiben wie eine riesige
Herausforderung, etwas besonders
Grosses und Respekteinflössendes. Am
Ende eines Semesters kommt oft die
Rückmeldung, dass durch das regelmässige Schreiben im Kurs diese Scheu verloren ging.“
Einstimmig ist auch das Urteil der Teilnehmenden: Ein sinnvoller und äusserst
wertvoller Kurs; nicht nur für Geschichtsstudierende. „Es war eindrucksvoll: Hatte es bei unserem ersten Essay
noch arg gehapert, so war die Verbesserung im zweiten exponentiell“, so eine
Teilnehmerin.
Ginge es nach den „Schreibwerkstättern“, sollte es auch in den anderen geisteswissenschaftlichen Bereichen einen
ähnlichen Kurs geben. „Es liegt natürlich
im Ermessen jeder Fachrichtung zu bestimmen, wie sie die Schlüsselkompetenz
Schreiben handhaben will. Aber man
könnte natürlich diese Kursform auf
weitere geisteswissenschaftliche Fächer
ausweiten“, so Patricia Hertel. „Sicher
ist, von Hochschulabsolventen wird eine
hohe Schreibkompetenz erwartet. Für
das wissenschaftliche Schreiben sollten
im Studium relevante fachspezifische
Textsorten und dazugehörige Textkonventionen vermittelt werden. Gleichzeitig schult das wissenschaftliche
Schreiben allgemeine Schreibkompeten-
zen – und auch Lesekompetenzen –, die
für das Berufsleben wichtig sind.“
Vorbild amerikanische Schreiblabors?
Immer mehr setzt sich die Erkenntnis
durch, dass Schreibwerkstätten oder
ähnliche schreibintensive Kurse angeboten werden müssen. In den USA gibt
es ausdrücklich zu diesem Zweck gegründete Zentren, die fächerübergreifend Schreibkurse anbieten. Aber damit
sei natürlich auch ein gewisser Aufwand
verbunden – und viel Geld, erklärt
Patricia Hertel. Die angelsächsischen
„Writing Centers“ haben lange Tradition und figurieren meistens als hochschuldidaktische Einrichtungen der
Studienberatungen. Die Idee wurde
auch im deutschsprachigen Raum
umgesetzt, etwa an der Universität
Bielefeld. Ähnlich wie „Die Schreibwerkstatt“ verfolgen die „Writing
Centers“ das Ziel, Studierenden das
akademische Schreiben näherzubringen, so Ella Grieshammer in ihrem Buch
„Zukunftsmodell Schreibberatung“. Ob
solche „Writing Centers“ auch eine
Option für die Universität Freiburg
darstellen, bleibt abzuwarten.
Beurteilt man die hier angerissene
Problematik nur nach Aufwand und
Ergebnis, spricht wenig dafür, den
Status quo zu ändern. Trotzdem ist es
nicht von der Hand zu weisen, dass das
wissenschaftliche Schreiben die kommunikativen Kompetenzen fördert.
Wer strukturiert planen, denken und
Informationen auch entsprechend vermitteln kann, hat im Berufsleben
definitiv einen Vorteil, insbesondere
wenn man eine leitende Stellung anstrebt. Diese Kompetenzen entsprechend zu fördern und passende Angebote anzubieten, gehört deshalb zum
Leistungsauftrag jeder Hochschule.
DEZEMBER
6/2009
6/20096/2009
DEZEMBER
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VIE UNIVERSITAIRE
AIESEC: Une chance de se mettre à l’épreuve
Université rime souvent avec lieu de transition entre le monde théorique et le monde
professionnel. Trouver sa voie n’est pas toujours facile. Pour ce faire, stages et
expériences, facilitent la décision. De ce côté-là, l’AIESEC donne un coup de pouce
aux étudiants. PAR VIOLA MARTINELLI E TANIA BINSACCA
F
Milica Garic, étudiante en psychologie à
l’Université de Fribourg, nous raconte
son expérience de volontariat en Inde,
organisée par l’AIESEC: «J’ai passé un
mois en Inde dans une organisation qui
aide les enfants malades du cancer pour
lesquels les familles ne peuvent pas
payer de soins médicaux. J’ai travaillé
avec la psychologue qui aide ces enfants
à tous les stades: après la diagnostic,
pendant les soins et ensuite, pendant
leur réintégration dans le milieu scolaire.
C’est vraiment une expérience qui m’a
ouvert les yeux.»
marketing, de l’économie ou du droit.
Dans ce deuxième cas, les prérequis sont
plus importants: il faut posséder un
Bachelor et des connaissances précises
en la matière, car il s’agit de stages dans
des grandes entreprises.»
Grâce à une base de données en ligne
partagée par tous les sièges de l’AIESEC,
trouver l’expérience qui convient à ses
propres désirs est plus facile. Pour profiter de ce service, les étudiants ne
doivent pas obligatoirement être membre de l’association. Par contre, ceux qui
ont profité des services de l'association
décident souvent de s'engager activement pour l’AIESEC à leur retour. C’est
le cas de Milica lorsqu’elle est rentrée
d'Inde. Elle l’a fait pour encourager et
aider d’autres étudiants à découvrir et à
étendre, dans un cadre pratique, leurs
capacités personnelles et professionnelles: «Cette expérience a changé ma
façon de vivre, j’ai appris beaucoup de
choses non seulement sur une autre culture, mais aussi sur moi-même » affirme
l’étudiante.
De nombreuses possibilités
«Goûter» une expérience à l’étranger
Laura Graafen, responsable de la communication d'AIESEC, explique que l’association se base sur les différentes
commissions universitaires qui, en lien
avec les entreprises locales, organisent
des stages pour les étudiants. «Ces
séjours» affirme Laura «englobent de
nombreux centres d’intérêts: beaucoup
de bénévoles s’adressent à nous pour
mettre à disposition leurs connaissances
linguistiques ou encore, pour aider dans
les hôpitaux. En particulier, beaucoup
d’étudiants en psychologie nous contactent pour des stages, car ils peuvent
ensuite recevoir des crédits en validant
cette expérience. D’autre part, nous proposons aussi des stages professionnels
rémunérés dans les secteurs du
L’AIESEC fait plus que d’offrir la possibilité aux étudiants d’effectuer des
stages: tout au long de l’année, de
nombreux évènements tels que des conférences, des ateliers de travail ou des
rencontres sont proposés aux étudiants.
Ces activités visent non seulement à
rapprocher le monde théorique de
l’Université du monde pratique du travail, mais aussi à faire découvrir des
nouvelles cultures à travers des soirées
du monde, des rencontres avec des étudiants étrangers, des propositions de
plats typiques et autres. Après tout qui
sait? «L’appétit» de partir et de se mettre à l’épreuve pourrait bien naître de la
tentation de savourer une recette
exotique.
ondée en 1948, l’Association
Internationale des Étudiants en
Sciences
Économiques
et
Commerciales (AIESEC) est la plus
grande organisation internationale estudiantine à but non lucratif, active dans
plus de cent pays dans le monde. Elle
s’occupe, entres autres, d’organiser des
stages –bénévoles ou professionnels–
pour les universitaires.
«Une expérience qui ouvre les yeux»
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6/2009
2/2010
DECEMBRE
DECEMBRE
AVRIL
3/2013
MAI
ANNONCE
HÖRENSWERT/SEHENSWERT
Sina: Duette
Z
wanzig Jahre ist es her, dass Sina ihr erstes
Album auf Walliserdeutsch veröffentlicht
hat. Und das will die Sängerin feiern. Zur
Party lädt sie die ganz Grossen der Schweizer Musikszene ein. So unter anderem Büne Huber, Kuno
Lauener und Polo Hofer. Alle singen sie für die
Jubilarin ein Geburtstagslied der besonderen Art:
Sie singen mit ihr ein Duett. Das neue Album ist
einerseits ein Rückblick auf die vergangenen zwanzig Jahre. Da finden sich bereits veröffentlichte
Duette mit Steff la Cheffe oder Ritschi. Dazu gibt es
vier komplett neue und zwei neu als Duett aufgenommene Songs. Viele der Lieder sind Coverversionen. So diskutiert Sina in „Chumm lee wärs
doch la sii” („Let’s call the whole thing off“) mit
Michael von der Heide, ob nun Zürcher oder
Walliser Dialekt schöner sei. Oder sie übersetzt
„Papa was a Rolling Stone“ mit „Där Papa isch äs
Chorbi gsi“. Andere Songs sind Eigenkompositionen, geschrieben unter anderem von Textern
wie Sibylle Berg oder Trummer.
Musikalisch bietet die CD ein breites Spektrum.
Sind die alten Songs noch rockiger, sind neuere
deutlich ruhiger. So etwa die Vorab-Single „Wa du
bisch“ mit Marc Sway oder „Ich schwöru“, der Hit
aus dem Jahr 2011 mit Patent-Ochsner-Sänger Büne Huber. Sina spielt hier die feinen Facetten ihrer
Stimme aus, begleitet von Tasten und Streichern.
„Schlaf siäss, chleis Mämmi“ („Didn’t leave nobody but the baby“) lebt sogar fast aussschliesslich
vom mystisch anmutenden Gesang der drei Walliserinnen Sina, Erika Stucky und Stefanie Heinzmann.
Wer Sina bereits gut kennt, mag etwas enttäuscht
sein über die geringe Anzahl neuer Lieder auf dem
Album. Wer Sina kennenlernen möchte, hält mit
dieser CD eine dafür perfekt geeignete Liedersammlung in der Hand. Man findet Altes, Neues,
Vergriffenes und Überraschendes. Und vor allem
findet man auf dem Album eines: ganz viel Sina –
obwohl alles Duette sind.
VON MELANIE
BÖSIGER
Sina trat Anfang April mit achtköpfiger Band und
vier Duett-Gästen im Hotel Murten auf. Den
Konzertbericht findet ihr auf www.unifr.ch/spectrum.
Bild: www.sina.ch
Butterfly Circus – Ein kleiner Film mit grosser Wirkung
Q
uantität heisst nicht immer Qualität. Ganz
besonders gilt dieser Grundsatz in der
Filmwelt. Ein Kurzfilm bietet oft mehr als
ein stundenlanger Kinofilm. Bestes Beispiel dafür
liefert der 22-minütige Kurzfilm „Butterfly Circus“,
der 2009 vom US-Ehepaar Joshua und Rebekah
Weigel produziert wurde. Etwas bekanntere Namen
als die Produzenten tragen einige Schauspieler. Die
Hauptrolle, Will, ist besetzt von Nick Vujicic, einem
körperlich behinderten, weltweit tätigen Motivationsredner. Der Mexikaner Eduardo Verástegui
spielt die Rolle des berühmten Zirkusdirektors Mr.
Mendez, zu dessen Crew unter anderem der von
Doug Jones gespielte Schlangenmensch Otto gehört.
Der Film entführt die Zuschauer mit stimmungsvollen Landschaftsbildern ins Amerika der 30erJahre. Dort zieht Mr. Mendez, Direktor des „Butterfly Circus“, mit seinen Artisten von Stadt zu
Stadt, um ein bisschen Freude ins Leben der von der
Wirtschaftskrise erschütterten Bevölkerung zu
bringen. Bei einem spontanen Zwischenhalt besucht
Mendez einen Jahrmarkt, dessen Hauptattraktion
Will ist – ein Mensch ohne Arme und Beine. Will
wird präsentiert als spektakuläres Mangelwesen,
dem sogar Gott den Rücken zugewandt haben muss.
Er wird mit Tomaten beworfen und verspottet.
Mendez versucht, ihm zu zeigen, dass er nicht min-
derwertig ist. Doch Will fasst es als Mitleid auf
und spuckt ihm kurzerhand ins Gesicht. Umso
grösser ist die Überraschung für Mendez, als bei
der Ankunft in der nächsten Aufführungsstadt
derselbe kleine Mann zwischen seinen Gepäckstücken liegt. Im Laufe der Zeit, die Will mit dem
„Butterfly Circus“ verbringt, lernt er, sein Selbstmitleid in Selbstvertrauen umzuwandeln. Ihm wird
bewusst, dass er – wie jeder Mensch – die Möglichkeit hat, zu sein, wer er sein will.
Jede Szene des Films ist einer tiefen Emotion gewidmet. Wills Schmerz, wenn er ausgelacht wird,
seine Hoffnung und später seine Freude am Erfolg.
Aber auch Mendez‘ Glaube ans Potential seiner
Mitmenschen und die Kraft, die er weiterzugeben
versucht, kommen durch starke Blicke und Gesten
sehr gut zum Ausdruck. Alle diese Gefühle werden
durch die beinahe konstante klassische Musikbegleitung perfekt unterstrichen. Die Dialoge sind
kurz gehalten. Der Regie ist es gelungen, mit Bildern und Klängen mehr auszusagen, als mit Worten möglich wäre.
„Butterfly Circus“ zeigt auf eindrückliche Weise,
welch wunderschöner Schmetterling in einer kleinen Raupe stecken kann. Und damit wären wir
wieder bei der Diskrepanz von Quantität und Qualität.
VON LISA
BISCHOFSBERGER
Bild: www.moviepanda.org
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ACTUALITÉ
Cuba: découvrir par le travail
Cuba, une île qui fait rêver. Les brigades internationales de travail et de solidarité proposent, du 1er au 19 juillet, un voyage d’une vingtaine de jours afin
de découvrir l’île autrement: par le travail et la solidarité. Rencontre avec deux
membres du comité. PAR MONA HEINIGER
P
aradis pour les uns, enfer pour les
autres, Cuba ne laisse pas indifférent. L’embargo étasunien a de
lourdes répercussions sur la vie des
cubains et il est devenu difficile de
démêler le vrai du faux des informations
qui nous parviennent. Les brigades
internationales de travail et de solidarité
permettent à tous de se rendre à Cuba
afin de se faire sa propre idée de la situation locale.
plusieurs reprises. Elle continue «ce
n’est pas le paradis, mais ce n’est pas à
moi de les critiquer.» Elle raconte le
traitement privilégié des enfants, la gratuité de l’éducation et des soins, même
pour elle, enceinte lors d’un voyage: «en
Occident, on a la pensée métallique de
l’argent. Là-bas, le système égalitaire est
très développé, ils ont un autre système
de valeur basé sur la générosité.»
Activités des
brigadiers
Les brigades de travailsont présentes dans
toute l’Europe. En
Suisse, une quinzaine
de personnes y participent chaque année.
Les brigades permettent de combler le
manque
de
maind’œuvre
dans
les
campagnes cubaines.
Chaque matin, après le
petit-déjeuner,
des
groupes sont formés
pour travailler dans les Photo fournies par les brigades internationales
champs ou à la rénovaUn quotidien improvisé bien que
tion de bâtiments, selon les capacités de
réglementé
chacun. L’après-midi est réservé aux
visites d’hôpitaux, d’écoles ou aux renLuca Piezzi, assistant doctorant en
contres avec des personnalités cubaines
économie politique à Fribourg, aussi
au camp. Le soir, c’est selon: cours de
membre du comité de l’association, a
salsa, films et… rhum.
participé aux brigades en 2005. Selon lui,
le voyage permet de montrer les côtés
Le but des brigades est de découvrir l’île
positifs de l’île, souvent marginalisés
autrement qu’en simple touriste, en
dans les médias: «les différences de gesfaisant des rencontres: «à Cuba, tu troution, les problèmes, sont interprétés
ves ce que tu cherches, c’est à toi de faire
avec nos yeux occidentaux. Pourtant, ils
le pas!» relativise Andrea Duffour,
ont un autre système avec d’autres
membre du comité de l’association
valeurs et priorités comme les enfants
Suisse-Cuba Fribourg, participante à
ou les soins. En Suisse, nos routes sont
22
spectrum
3/2013 MAI
parfaites alors que les soins coûtent
cher. Là-bas, c’est l’inverse. C’est une
question de priorité!». Chacun contribue
au travail volontaire. Il se souvient avoir
dû gratter de la peinture au couteau à la
place d’utiliser un karcher, de quelqu’un
qui utilisait un vieux ventilateur modifié
pour couper l’herbe: «à cause du blocus
et du manque de marchandises, tout est
réutilisé, le système D prime, c’est
l’aventure tous les jours!»
L’assistant se remémore un soir où un
ouragan était annoncé: «les directives
étatiques étaient strictes, il était interdit
de sortir. On a rangé pour que rien ne
traîne et on s’est enfermé dans les dortoirs. Des hommes montaient la garde,
ça faisait un peu prison. J’attendais avec
impatience l’ouragan. Le lendemain, on
s’est levé et tout était comme si de rien
n’était: pas de dégâts. Pourtant, ailleurs
des dégâts étaient signalés. On s’était
bien préparé grâce aux recommandations» sourit-il.
Léger bémol
Selon Luca, découvrir un pays par les
brigades est un très bon moyen de voir
un autre système afin d’essayer
d’améliorer le nôtre. Luca et Andrea
relèvent toutefois un bémol dans leur
voyage : les brigadiers sont trop souvent
entre eux, il y a un manque de relations
avec les indigènes. «Mais c’est une vraie
aventure» conclut-il.
Informations supplémentaires:
Délai d’inscription le 10 juin
Frais CHF 370.- + billet d’avion
www.cuba-si.ch
Contact: [email protected]
FRIBOURG & RÉGION
Un dragon hockeyeur
Le dragon de la vallée du Gottéron? «Jamais entendu parler!» auraient dit les
Fribourgeois avant 1998... C’est-à-dire avant que la bestiole verte et griffue ne
devienne la mascotte du HC Fribourg-Gottéron. Spectrum revient sur une
légende récente devenue un phénomène sportif. PAR LISE-MARIE PILLER
T
out a commencé grâce à la mémoire
vivante de Fribourg, l'artiste
Hubert Audriaz, qui fut en son
temps patineur au Hockey Club FribourgGottéron. Mû par le désir de sauver le patrimoine fribourgeois, il a remis la légende
du Gottéron au goût du jour en écrivant un
livre avec l'un de ses amis. Aujourd'hui
encore, il endosse volontiers le rôle de conteur: «On dit qu'au Moyen-Âge, on avait
enterré un dragon sous la chapelle de StBeat, située à l'entrée de la vallée du
Gottéron. Les gens le croyaient mort, mais
c'était avant que surviennent les éboulements et les inondations (caractéristiques
de la vallée, ndlr.). Ce serait un signe que le
dragon est toujours vivant...»
Une bande de gamins hockeyeurs
Géographiquement parlant, la vallée du
Gottéron -lieu d'habitation dudit dragonse situe à côté du quartier de l'Auge, en
Vieille Ville de Fribourg. Coïncidence, c'est
justement là-bas qu'une bande de gamins
se mit en tête de former une équipe de
hockey. Rêve splendide et délirant: la pauvreté ambiante aurait dû couler le projet,
mais c'était sans compter la passion des
habitants. Non seulement l'équipe fut
créée, mais en 1956 on construisit une
patinoire sur la place des Augustins (toujours en Vieille Ville). Quant à l'équipe de
hockey, elle vola de succès en succès,
jusqu'à atteindre la ligue nationale A en
1980, qu'elle ne quitta plus... jusqu’à être
deuxième du classement tout récemment.
Et les gamins devinrent Dragons
«Un jour, le président de Gottéron m'a
demandé ce qu'il pouvait faire pour
apporter quelque chose en plus à l'équipe»
poursuit Hubert Audriaz. «J'ai proposé le
dragon.» Il avoue avoir eu de la peine à
imposer cette idée, car beaucoup pensaient
Dans une grotte de la vallée du Gottéron sommeille le dragon /
A. K. N. (photo) & A. M. (dessin/montage)
qu'un dragon, c'était trop exotique.
Heureusement que le président était enthousiaste! Tandis qu'il créait des maillots
à l'effigie du monstre, l'artiste, épaulé par
une équipe de jeunes volontaires construisait une gigantesque tête de dragon en
polyester. Ne restait plus qu'à «tester la
bête»: si le joueur le plus grand arrivait à
entrer dans sa gueule, tout le reste de
l'équipe le pourrait. Et c'est mission
réussie! Aujourd’hui encore, les joueurs
sont briefés sur la légende puis se rendent
dans la vallée du Gottéron pour s'imprégner de son atmosphère particulière.
Adoré par les Fribourgeois, détesté par
les Bernois
Depuis, c’est le délire à chaque début de
match chez les supporters du club fribourgeois. Imaginez un peu l'effet: une
immense tête de dragon qui s'illumine et
crache flammes et fumée, puis les hockeyeurs qui en sortent comme par magie.
Pour un fan, c'est très clair: «je n'attends
que ça!» confie-t-il allégrement. «Il y a des
effets pyrotechniques, le présentateur crie
les prénoms des joueurs et nous, on hurle
leurs noms. J'adore!» Le vice-président du
club, Michel Volet, dit aussi apprécier ce
côté spectaculaire: «c'est comme à
l'époque des jeux romains sauf qu'
aujourd'hui, pour entrer dans l'arène, les
hockeyeurs doivent passer par la gueule du
dragon.» Hélas, la bête ne fait pas que des
émules. Pour les supporters bernois, il est
une cible à détruire. «Certains ont uriné
dans des gobelets qu'ils ont projetés contre
le dragon» s'indigne Hubert Audriaz.
«D'autres ont essayé de lui mettre le feu.»
Mais la tentative la plus originale reste certainement le rapt des ailes du dragon.
L'objectif était de les amener via l'autoroute jusqu'à Berne, comme trophée.
Heureusement, ces plans furent déjoués et
la bête en fut quitte pour des réparations.
Décidément, le dragon du Gottéron ne
laisse personne indifférent et, grâce au
hockey, il s'inscrit aujourd'hui en bonne
place parmi les légendes fribourgeoises.
3/2013 MAI
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23
STADTLEBEN
Ein stilvoller Untergrund:
Das Soussol
Bevor „Le Soussol – Café Bar Events“ eröffnet wurde, existierte bereits seine
„Terrasse“ auf der Grand-Place: Fribourg-Plage. Karl Ehrler, der umtriebige
Co-Geschäftsführer des Soussol und Mitorganisator der populären Sommerveranstaltung, berichtete Spectrum von der Entstehung der Bar, der Erfolgsgeschichte des jungen Freiburger Stadtstrands und dem baldigen WinterProjekt auf dem Pythonplatz. VON ALIKI EUGENIDIS
K
orreketes Tenue erforderlich”
und “Eintritt ab 18 Jahren” –
diese Devise hat sich das Soussol
auf die Eingangstüre geschrieben.
Gepflegt ist auch die Atmosphäre im
Kellerlokal, in dem warme Töne und ein
dezenter Retro-Chic dominieren. Die
dunklen Möbel harmonieren mit der eleganten Beleuchtung, Nostalgie-Plakate
aus den Roaring Twenties schmücken
das Fumoir. Das Interieur trägt die
Handschrift von Marie-Jo Bonin, der
Frau des Co-Geschäftsführers Karl
Ehrler, sowie diejenige seines Geschäftspartners Jean-Christophe Despond, dem
ehemaligen Beleuchter der „Young
Gods“ und des „Théâtre des Osses“.
„Auf ein allzu mondänes Ambiente haben wir aber verzichtet“, beschreibt Ehrler die im Oktober 2011 eröffnete Bar.
Neben 40 freien Mitarbeitern und zwei
fix Angestellten sind auch die beiden
Patrons regelmässig im Service tätig.
Passend zum gediegenen Ambiente ist
die Karte mit speziellen Weinen und
Spirituosen im höheren Preissegment.
Dafür sind alle von Oktober bis Ende Mai
stattfindenden Veranstaltungen gratis –
abgesehen von der Konsumationspflicht
und einem Zuschlag von zwei Franken.
Retro ist auch hier ein Thema: Insbesondere donnerstags wird auf die Oldieschiene gesetzt, wenn die „Soussol Rock
Band“ Coversongs zum Besten gibt. Am
Freitag finden verschiedenste Konzerte
24
spectrum
3/2013 MAI
statt: Es treten vor allem Newcomer, Coverbands und (semi-)professionelle Musiker aus den Bereichen Jazz, Blues,
Rhythm&Blues, Funk und Soul über
Swing, Rock’n’Roll, Boogie-Woogie und
Rockabilly bis hin zu Rock und Hard
„Immer häufiger melden sich Bands bei
uns, jeden Tag drei bis vier, selbst aus
Übersee“, erzählt Ehrler. Oft werden
auch lokale Künstler berücksichtigt. Am
Samstag sorgen jeweils DJs mit Klängen
aus den 60er- bis 80er-Jahren für
Stimmung. Hip-Hop und House müssen
allerdings draussen bleiben. Besonders
praktisch ist die Unterteilung des Lokals
in zwei Räume (nebst Fumoir): Der
Rückzug in den hinteren Raum ermöglicht eine Unterhaltung in ruhigem
Ambiente. Die Rechnung der beiden
Unternehmer scheint aufzugehen: Man
befinde sich schon im Businessplan des
vierten Jahres.
„Fribourg-Plage ist unsere Terrasse.“
Die Soussol-Drinks im Sonnenlicht.
Rock auf. Weiter erstreckt sich die
Bandbreite auf Folk, Bluegrass und
Singer-Songwriter – sowie auf alle Töne
und Soundexperimente dazwischen.
Das Soussol ist ein gemeinsamer Traum
der zwei Geschäftspartner. „Ich war
schon immer fasziniert von diesem Milieu“, erinnert sich Ehrler an die Zeit, als
er als junger Schauspieler in Zürcher und
Berliner Bars ausgeholfen hat, um sein
Einkommen aufzubessern. Sein Weg
führte ihn anschliessend zur Moderation
und zum Journalismus; so war er zum
Beispiel 14 Jahre bei Radio Freiburg tätig,
davon fünf als Co-Direktor. „FribourgPlage ist unsere Terrasse“, schmunzelt
Ehrler über den fehlenden Aussenbereich der Bar. Noch bevor das Soussol im
Oktober 2011 eröffnet werden konnte,
realisierten er und Despond FribourgPlage schon im Juni während der Um-
STADTLEBEN
Dunkle Möbel und eine dezente Beleuchtung verleihen dem Keller einen Retro-Look.
Bilder: Grome Photo, Maruschka Ehrler
sprichwörtlichen Plage mit Lärmemissionen und Pöbeleien wird, war gross.
Schwierig sei auch der Umgang mit der
Drogenszene gewesen. Mittlerweile
scheinen die Fragen geklärt, und der
Sommerevent erfreut sich grosser Beliebtheit. Die Zahlen sprechen für sich:
Innerhalb eines Jahres hat sich die
Besucherzahl fast verdoppelt, von
24‘000 bei der ersten Ausgabe (2011) auf
40‘000 im letzten Sommer. Bis zu 2‘000
Personen wurden an einzelnen Abenden
gezählt. Der Co-Geschäftsführer hat vie-
le Asse im Ärmel, es ist schwierig, die
Übersicht zu behalten. Unter anderem
bietet er ebenfalls Kommunikation,
Eventorganisationen mit Moderation sowie Booking an. Das Kerngeschäft sind
jedoch das Soussol und der Stadtstrand,
die Ehrler als „Komplementärprojekte“
sieht. Und es gibt schon wieder neue
Pläne: Ein winterliches Pendant zu Fribourg-Plage mit Ständen und einer Eisfläche als Herzstück soll voraussichtlich
nächsten Winter auf dem Pythonplatz
stattfinden.
bauarbeiten des Kellerlokals. Bis 2016 ist
der von „Paris Plages“ inspirierte Freiburger Stadtstrand garantiert. Jeden
zweiten Freitag werde ein Konzert stattfinden – Qualität statt Quantität. „Das
Soussol wäre unser Plan C, falls das
Schweizer Wetter nicht mitspielt; ebenfalls kann hier nach dem Zapfenstreich
ein ‚After-Plage‘ stattfinden“, erklärt
Ehrler. Nicht immer war klar, dass der
Stadtstrand realisiert wird: 60 Einsprachen gingen gegen das Projekt ein – die
Befürchtung, dass Fribourg-Plage zur
ANZEIGE
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POLITIQUE UNIVERSITAIRE
Nomination d’un professeur à l’Uni,
les coulisses dévoilées
Les étudiants en histoire contemporaine auront un nouveau professeur ordinaire dès
la rentrée de septembre. Mais comment nomme-t-on un professeur à l’Université de
Fribourg? Réponse avec Daniel Schönmann, secrétaire général de l’Alma Mater fribourgeoise. PAR MARIE VOIROL / PHOTO D’OMAR CARTULANO
L
a désignation d’un nouveau professeur est un moment clé de la vie
d’une université. Elle obéit donc à
des règles précises. «Le processus est
divisé en deux étapes essentielles, la
procédure de structure et la procédure
d’appel» explique Daniel Schönmann,
secrétaire général de l’Université de
Fribourg. Une commission mène les
débats pour chaque temps de la procédure. «Très souvent, les membres des
deux commissions chargées des deux
étapes sont les mêmes» note Daniel
Schönmann. Ces commissions sont formées pour une moitié de professeurs
(minimum trois) et pour l’autre de collaborateurs scientifiques et d’étudiants
de la Fachschaft concernée.
Procédures de structure et d’appel
La première étape, la procédure de structure, vise à «évaluer le poste sur le plan
de la recherche et de l’enseignement.»
Une commission de structure définit
quel type d’enseignement le nouveau
professeur offrira à ses étudiants. Ces
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éléments approuvés par le Conseil de
Faculté et le Rectorat, la commission
d’appel se penche sur la procédure d’appel. «Cette procédure englobe la mise au
concours du poste et la sélection des
candidats» poursuit le secrétaire
général.
Leçons probatoires
La phase d’appel mobilise des critères
propres à l’enseignement universitaire.
«Il y a deux piliers : les qualités de
chercheur du candidat et ses qualités
d’enseignant» image le secrétaire
général. Les qualités de chercheur sont
évaluées selon les publications scientifiques. En plus de cet examen par la
commission d’appel, des expertises sont
sollicitées auprès de chercheurs d’autres
institutions» ajoute Daniel Schönmann.
Quant au second pilier, les qualités d’enseignant, elles sont jugées à l’aune du
dossier du candidat. «Il doit montrer
qu’il a enseigné et ce qu’il a enseigné»
poursuit
le
secrétaire
général.
L’université dispose également d’une
autre
grille
d’évaluation:
les
leçons
probatoires.
Ces
leçons
publiques
sont suivies
par les membres de la
commission.
Pour Daniel
Schönmann,
«les étudiants
de la commission ont ainsi
l’occasion de
voir les candi-
dats dans une situation d’enseignement
classique et de s’en faire une idée plus
directe.»
Critères spécifiques à Fribourg
Ces leçons probatoires sont un «élément
unique du recrutement des professeurs
en raison de leur caractère public» précise le secrétaire général. Elles ne sont
cependant pas typiques de l’Université
de Fribourg. Des spécificités régissent
pourtant la désignation des professeurs
à Fribourg. L’Alma Mater exige par
exemple une bonne insertion dans
l’équipe universitaire. Un professeur
devrait ainsi maîtriser au moins une des
deux langues officielles de l’université
(le français ou l’allemand). «Cela ne pose
pas de problèmes en Faculté des Lettres.
Des difficultés existent en sciences
naturelles où l’anglais est la langue d’enseignement dès le master» détaille
Daniel Schönmann.
Un processus interne
Si tous ces critères sont respectés, la
commission propose un rapport final
avec une liste de trois candidats. Le
Conseil de Faculté, le Rectorat et la
Direction de l’instruction publique
doivent approuver le rapport. Les négociations d’engagement commencent
alors avec le candidat au premier rang. Le
contrat signé, l’engagement définitif
relève de la compétence du Conseil d’État... Encore une spécificité universitaire. «L’ensemble du processus se passe
à l’interne. À l’exception de l’approbation par la Direction de l’instruction
publique de la liste des candidats retenus
et de l’engagement formel par le Conseil
d’État» conclut Daniel Schönmann.
POLITIQUE UNIVERSITAIRE
Bourses d’études: quoi de neuf?
Le débat sur les bourses d’études agite le monde universitaire suisse depuis des
années. En 2010, l’Union des Étudiant-e-s de Suisse a lancé une initiative pour
harmoniser la distribution des bourses. Où en est cette initiative aujourd’hui?
Le point sur un débat loin d’être clos. PAR MARIE VOIROL
E
n 2010, l’ Union des Étudiant-e-s
de Suisse (UNES) lance une initiative pour harmoniser le système
suisse des bourses d’études. Elle veut
ancrer le principe d’harmonisation
comme compétence de la Confédération
(compétence aujourd’hui cantonale).
L’initiative, déposée le 20 janvier 2012, a
reçu une réponse du Conseil fédéral en
automne dernier sous la forme d’un contre-projet indirect. Dans son rapport
explicatif, le Conseil fédéral (CF) se dit
«conscient des points faibles que
présente actuellement le système des
bourses d’études.» Mais il considère que
les cantons doivent continuer à délivrer
ces bourses, le CF encourage toutefois le
processus
d’harmonisation
entre
cantons lancé par un concordat intercantonal sur les bourses d’études.
«Un premier pas insuffisant»
En février dernier, l’UNES a répondu au
Conseil fédéral. Elle considère le contreprojet «comme un premier pas en direction d’une nécessaire harmonisation.»
Mais «un premier pas insuffisant».
L’UNES et sa section membre de
Fribourg, l’Association Générale des
Étudiants de Fribourg (AGEF), déplorent
le désengagement fédéral en matière de
bourses d’études. Selon un communiqué
de l’UNES, «les contributions fédérales
représentaient en 1990 encore 40% du
montant total des bourses d’études et
couvraient en 2011 tout juste 8% des
dépenses.» «La Confédération ne peut
assurer un système de bourses pertinent
et appliqué aux besoins actuels sans
augmenter son soutien financier»
expose Mélanie Glayre, membre du
comité exécutif de l’UNES.
Autre critique, les critères d’octroi de
Photo par Omar Cartulano
bourses. Ils seraient profondément inégaux, selon l’UNES. «Faire dépendre une
aide financière de son lieu d’habitation
et non de ses intérêts et capacités pose le
problème de l’égalité des chances dans
l’accès à une formation» souligne
Mélanie Glayre. Son collègue Thomas
Leibundgut cite la différence de bourses
de 13'000 francs par année entre un étudiant domicilié à Melchnau (BE) et un
autre habitant à 1 kilomètre à Altbüron
(LU).
Vers une harmonisation des critères
Attention, il n’est toutefois pas question
de revendiquer une bourse pour tous les
étudiants. «Le but est d’augmenter le
nombre de boursiers afin de couvrir
réellement les besoins des personnes qui
ne peuvent faire des études sans
travailler à côté ou placer leur cercle
familial dans une situation financière
précaire» insiste Mélanie Glayre.
«L’initiative ne vise qu’une harmonisation des critères en Suisse. Il ne s’agit
pas d’avoir le même montant de bourses
dans tous les cantons mais les mêmes
critères d’attribution» précise Tatiana
Armuna, présidente de l’AGEF. «Les
bénéficiaires des bourses resteront
minoritaires» indique-t-elle.
«Mainmise de l’Etat»
Enfin, l’UNES et l’AGEF s’opposent à
une limitation du libre choix du lieu d’études. À l’article 10 du contre-projet, le
Conseil fédéral propose de déduire un
«montant approprié si la filière librement choisie d’une formation reconnue
n’est pas la moins chère.» Inconcevable
pour les représentants des étudiants.
«Étudier l’économie à Genève ou à
Fribourg ne doit pas avoir des conséquences négatives sur le droit à une
bourse» soutient Annina Grob, secrétaire générale de l’UNES.
Un débat à suivre
L’UNES retirera-t-elle son initiative?
«L’UNES est dans une phase de réflexion
pour savoir comment organiser l’implication des différentes sections» appuie
Tatiana Armuna. En sus, le Conseil
fédéral a publié le 9 avril dernier son
rapport sur la procédure de consultation
du contre-projet. Ce rapport n’a pas
convaincu les représentants des
étudiants suisses qui demandent «un
contre-projet qui améliore la situation
des personnes désirant suivre une formation». Ainsi, le débat sur les bourses
d’études est encore loin d’être clos.
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Carte blanche
Sicilia, isola di narratori. La tradizione letteraria siciliana ha proposto nei
secoli grandi autori, che attraverso la scrittura hanno cercato d’analizzare le
ragioni dell’infelicità sociale. Tra questi troviamo Giovanni Verga (1840-1922),
scrittore conosciuto soprattutto per il suo romanzo “I Malavoglia” (1881).
“Il mare non ha paese nemmen lui, ed è di tutti quelli che lo stanno ad ascoltare,
di qua e di là dove nasce il sole (...)”
Giovanni Verga, “I Malavoglia”
Porto Empedocle, Sicilia
Vicino alla Scala dei Turchi, Agrigento, Sicilia
Introduction écrite par Tania Binsacca / Photos de Laura Dick
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KURZ
GESCHICHTE
Der Brombeerkuchen
TEXT: JOËL VON MOOS / ILLUSTRATION: EMANUEL HÄNSENBERGER
Pfarrer Bill salzte nach. Selten hatte
ihm Elses Gemüseauflauf so gut
geschmeckt wie heute. Ein Löffel, zwei, drei
Löffel schaufelte er sich in den Mund. Andächtig
kaute er. Das Gemälde an der kalten Wand, ein händeringender Papst, dreitausend Gesichter im Schatten. Die
Uhr am Kirchturm zeigte kurz vor halb fünf. In seinem
Sonntagsgewand hockte Pfarrer Bill im Esszimmer am schweren Eichentisch, die Hosenbeine hochgekrempelt, die nackten
Waden an die kühlen Stuhlbeine gepresst, im Teller Elses
Auflauf, der ihm so viel bedeutete wie ein Mahl zum
Geburtstag, als seine Tante ihm in der heimischen Stube noch
frischen Brombeerkuchen serviert hatte.
Doch heute war ein Tag, den er wohl nie vergessen würde. Er
schenkte sich noch einen Fingerbreit nach. Sünde war über ihn
gekommen, schwerer als die Pest, noch übler als Heuschrecken
im Ägyptenland und der Hagel auf dem Dach, der ihm die
Ziegel zertrümmert hatte im letzten Frühling. Hagelkörner von
der Grösse einer Taschenbibel, nur nicht so eckig, aber ebenso
massig und wuchtig, um sämtliche Dachfenster im Dorf ins
Jenseits... „Pfarrer Bill, Pfarrer Bill“, hörte er die Rufe.
Dreizehn Jahre war es her, und nun war es geschehen. Sie hatten ihn gefunden.
Man kannte Pfarrer Bill, als er noch Kurt Bill war, auf dem
Freiburger Campus als umgänglichen, fleissigen und ehrenwerten jungen Mann. Er wanderte gerne durch den Wald, entlang der Saane führte einer seiner Lieblingsspazierwege, er las
Bücher und führte Tagebuch. Einen Sonderling nannte man ihn
nie, war er doch von Gleichgesinnten umgeben, trotzdem
fühlte er sich manches Mal einsam und unverstanden in seiner
Art. Für das andere Geschlecht hatte er sich nie richtig interessiert, Körperlichkeit war ihm generell zuwider, und warum
sollte er auch jetzt Mitte zwanzig noch damit anfangen, wenn
er ja ohnehin in ein paar Jahren seines Amtes walten konnte,
ohne Frau und Kinder.
Ebenso pragmatisch ging er es an jenem späten Donnerstagabend an, die Leiche der hochschwangeren Clara Kamp mit
Ästen und Laub zu bedecken. Er hatte sie gekannt, sie war die
Tochter des Bauern Otto Eisenschmied gewesen, dessen Hof
keine tausend Schritte von der Stelle entfernt lag,
an der er die junge Frau vergewaltigt hatte.
Clara Kamp war nach dem Tod ihres Ehemannes zurück
auf den Hof gezogen. Als Kind hatte sie oft im nahegelegenen
Wald gespielt, nun war sie auf dem Weg zu ihrem
Beerenplätzchen, an ihrer geheimen Lichtung, einer Schneise
nahe am Waldrand. Sie wollte ihren Vater mit einem frisch
gebackenen Kuchen überraschen, wenn er von der Arbeit auf
dem Feld zurückkehrte. Die Brombeersträucher wucherten an
der Seite des östlichen Waldrands prächtig und waren noch
unberührt. Sie freute sich. Sie probierte eine. Die Beeren
waren noch nicht ganz reif, aber mit ein bisschen Zucker
würde das schon gehen.
Sie wusste nicht, wie ihr geschah. Sie wollte schreien, doch
seine Hände waren zu stark. Eisern der Griff um ihren Hals,
drückte er sie zu Boden. Sein Blick war der einer wilden Bestie,
entschlossen sein Opfer in Stücke zu reissen, seine Augen
blitzten, grimmig und teuflisch sein Gesicht. Sie liess es über
sich ergehen, einmal, auch noch ein zweites und ein drittes
Mal. Warum kam ihr denn niemand zu Hilfe?
Als er nach dem vierten Mal von ihr abliess, rappelte sie sich
hoch. Sie fühlte nichts. Durch einen trüben Schleier nahm sie
die Bäume wahr, das weite Feld, das sich nordwärts seitens der
Lichtung erstreckte, war in die goldene Abendsonne getaucht.
Sie schmeckte Blut auf ihrer Lippe. Ihre Hände waren verdreckt, das Fleisch in ihrem Unterarm zog mit, als sie den
Dornenast entfernte. Sie stolperte. Und fiel hin. Es wurde
dunkel.
Pfarrer Bill war das Gesicht des kleinen Mädchens bekannt. Sie
hatte das Gesicht ihrer Mutter. Die Haare waren zerzaust, das
Kleidchen dreckig und am Saum zerrissen. Die nackten Füsse
baumelten vor Pfarrer Bills Brust. Als er heute Morgen die
schwere Tür zur Kirche aufgeschlossen und die kleine Gestalt
erblickt hatte, die sich an der Orgelempore aufgehängt hatte,
wusste er Bescheid.
Die Rufe kamen näher. Pfarrer Bill nahm noch einen Schluck
aus seinem Glas, legte die Serviette beiseite und schlug seine
Hosenbeine nach unten. Er kniete in der Mitte des Raumes
nieder, bekreuzigte sich, und begann zu beten.
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UNI-BRÈVES // IN KÜRZE
Un centre de compétences unique
L
e
projet
commun
de
l’Université de Fribourg et
l’Hôpital Fribourgeois pour
l’ex-site de la brasserie Cardinal
annoncé en mars 2012 (voir Unibrèves, Spectrum / #1 2012) a porté
ses fruits. Initialement nommé Centre
intégratif en Santé Humaine, il devient
le Swiss Integrative Center for Human
Health (SICHH) et revêt l’aspect
d’une Société Anonyme (SA).
«Le rectorat de l’Université de Fribourg
a pris la décision, le 19 mars 2013, de
créer une société anonyme à but non
lucratif pour concrétiser le projet d’un
partenariat public-privé dans le domaine
de la santé humaine» peut-on lire sur le
site de l’Univer-sité. Cette forme
juridique –une SA indépendante– devra
faciliter
la
collaboration
entre
chercheurs et industriels. L’Université
conservera cependant la majorité des
actions.
Le SICHH mettra à disposition des
entreprises, scientifiques et cliniques
un matériel de pointe et des compétences spécialisées dans tous les
domaines de la santé humaine. Il
devrait prendre possession des mille
mètres carrés et plus qui lui ont été
réservés dès le printemps 2013.
/AM
La professura da romontsch ist gerettet
A
n der Universität Freiburg
wird es weiterhin einen Lehrstuhl für Rätoromanisch geben. Aufgrund der Pensionierung von
Professor Georges Darms, Inhaber
des Lehrstuhls für Rätoromanische
Sprache und Kultur, wurde befürchtet, dass in Zukunft diese Landessprache nicht mehr an der Universität
Freiburg repräsentiert würde.
Im April dieses Jahres unterzeichneten Vertreter aus der Politik, der Rektor der Universität Freiburg, Guido
Vergauwen, und der Rektor der Päda-
AGEF-ZONE
gogischen Hochschule Graubünden,
Johannes Flury, zwei Verträge über eine
Professur für Rätoromanisch an der
Universität Freiburg. Somit soll die universitäre Ausbildung auf der Ebene von
Bachelor-, Master- und DoktoratsStudien in Rätoromanisch gesichert
werden. Zudem soll die Zusammenarbeit
zwischen der Universität und der
Pädagogischen Hochschule Graubünden
gefestigt werden.
In Zukunft soll folgende Strategie zum
Tragen kommen: Während die Universität Zürich weiterhin den Schwer-
punkt auf romanische Literatur legen
wird, liegt der Schwerpunkt an der
Universität Freiburg auf linguistischen und didaktischen Themen. Das
Institut für Mehrsprachigkeit der
Universität Freiburg soll dazu einen
noch grösseren Beitrag leisten.
Wer in den Lehrstuhl für Rätoromanisch an der Universität Freiburg
berufen wird, steht noch nicht fest.
mmh
Concours / Wettbewerb
Répondez à la question ci-dessous et soyez peut-être les heureux gagnants!
Beantworte die untenstehende Frage und gewinne tolle Preise!
4 x 2 tickets pour le concert des Ogres de Barback (FR) à Fri-Son le samedi 08.06.2013
4 x 2 Tickets zu gewinnen für das Konzert der Ogres de Barback (FR) im Fri-Son am Samstag, 08.06.2013
Par quelle relation les membres du groupe sont-ils liés?
Durch welche Beziehung sind die Bandmitglieder untereinander verbunden?
Réponses admises jusqu’au / Sende die richtige Antwort bis zum 31.05.13 à/an [email protected]
Conditions de participation: Ouvert à tous les étudi-
Teilnahmeberechtigt sind alle Studierenden der
ants de l’Uni de Fribourg. Seules seront prises en compte
Universität Freiburg. Die Gewinnbestätigung
les réponses envoyées par des adresses @unifr.ch.
erfolgt nur auf eine @unifr.ch-Adresse.
Le mot de la fin...
C
e n’était pas sans anxiété
qu’en hiver 2012, je prenais
les commandes de Spectrum.
J’avais été désignée rédactrice en
chef, j’étais consciente de la quantité de travail que cela représentait…
et je ne savais pas où commencer.
Toutefois, j’ai vite pris confiance.
Grâce aux conseils avisés de Julie
Rudaz etgrâce à la gentillesse et
l’humour de mes collègues Nadja
Camesi et Nadja Sutter.
On connaît la suite: la routine s’est
bien vite installée et Spectrum a fait
partie de ma vie. Mes mois étaient rythmés en fonction des éditions.
J’ai la chance de pouvoir aujourd’hui
écrire que mon mandat s’est bien passé,
malgré les quelques accrochages qui font
le quotidien d’une responsable...
Je profite de ce «mot de la fin» pour
remercier tous nos partenaires:
l’Université et son personnel, notre
imprimeur et nos annonceurs. Merci
aussi à vous, lecteurs, pour l’intérêt que
vous portez à Spectrum. C’est vous qui
IMPRESSUM
Chefredaktion / Rédactrice en chef
Unipolitik / Politique universitaire
Kultur / Culture
Fotografen / Photographes
Illustratorin / Illustratrice
Titelbild / Couverture
Layout
Korrektorinnen / Correcteurs
Mitautor/innen dieser Ausgabe
Contributions à ce numéro
Info / Abonnement
Internet
Administration
Marketing
Proch. Parution / Nächste Ausgabe
le faites vivre et évoluer, par vos
remarques positives ou négatives.
Continuez à vous manifester!
Et, pour finir, un dernier tout grand
merci à l’équipe de rédaction de
Spectrum, au sein de laquelle j’ai
passé des moments drôles, sérieux,
intenses… et au sein de laquelle il
me semble avoir formé des amitiés
durables. Merci à vous, rédacteurs,
d’être toujours au rendez-vous et
d’être plein d’enthousiasme! /AM
#3/2013
Emanuel Hänsenberger (eh) / Audrey Molliet (am)
Marc Micha Hämmerling (mmh) / Marie Voirol (mv)
Aliki Eugenidis (ae) / Mona Heiniger (mh)
Tobias Reidy, Emanuel Hänsenberger / Omar Cartulano, Laura Dick, Amy K. Nguyen
Salome Eggler / Lise-Marie Piller
Amanda Simona
Fabian Seiler / Bastien Boschung, Laura Dick, Audrey Molliet
Melanie Bösiger / Mélanie Gobet
Niklas Zimmermann, Olivier Goetschi, Melanie Bösiger, Lisa Bischofsberger,
Joël von Moos, Adrien Woeffray, Salome Eggler, Marlene Topka
Tania Binsacca, Matthieu Corpataux, Alexandre Loretan, Viola Martinelli, Florian
Mottier, Inès Radermecker
[email protected]
www.unifr.ch/spectrum - (Responsable: Maeva Pleines / Redaktor: Adrien Woeffray)
Mona Heiniger
Raluca-Ioana Mocanu
13.09.2013
6/2009 3/2013
DEZEMBER
MAI
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